En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire. Mais à l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu sept ans auparavant. Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.

En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire. Mais à l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu sept ans auparavant. Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.

C’est la marche vers le purgatoire et Danny Boyle semble vouloir poser les questions qui font débat entre la dimension religieuse et scientifique. Depuis « Trainspotting » et « 28 Jours Plus Tard », le Mancunien piétine surtout sur des petites comédies. Il est donc intéressant de le voir aussi impliqué et inspiré quand lorsqu’il parvient à faire passer le sensoriel avant tout le reste. C’est pourquoi, il offre une sorte d’hybride entre « Armageddon » et « Fusion », mais avec un thème moins musclé et plus porté sur la réflexion.

On le comprend assez rapidement, l’aventure de l’équipage d’ICARUS II est d’une surprenante beauté. Par ailleurs, la fiction enfonce des petites doses d’invraisemblances mineures, qui parviennent tout de même à dynamiser le récit et à éveiller notre curiosité. Et pour de nombreux aspects scientifiques abordés, la cohérence vient titiller notre esprit que l’on aurait de la réalité, au plus proche du soleil. On passe tout de même outre les enjeux que la Terre encourt. Ou du moins, on ne développe pas plus loin que l’introduction, afin laisser plus de visibilité sur l’équipage et sa mission pour sauver l’humanité. C’est ce que le scénariste Alex Garland explique. L’homme, confronté à la foi et ses croyances devra se battre pour revendiquer une sorte d’émancipation spirituelle.

Le casting constitué de plusieurs ethnie renforce le constat d’un peuple qui tend vers l’unification. On sent que chacun est à sa place et que l’entente est harmonisée, malgré la hiérarchie et les compétences individuelles qui les définies. Le combo parfait dira-t-on. Mais il faut bien un seul messager pour faire passer le mot, de porter le fardeau et l’étendard de l’humanité. Ce rôle revient à Capa (Cillian Murphy), à la fois acteur et spectateur de ce que l’homme peut accomplir de bien ou de mal dans des situations extrêmes. D’un simple regard, on devient ce qu’il endure et tout l’étendu d’une mission prenant davantage d’ampleur. Le soleil, comme la lumière qui se propage est, instinctivement, une source d’énergie se reflétant dans l’ombre de la divinité.

« Sunshine » n’hésite pas à camper sur le schéma que « 28 Jours Plus Tard » utilise pour traiter le stress. Boyle y ajoute une notion claustrophobique qui présente tout de même une singularité dans cette œuvre. En jouant sur le silence ou l’envoi du puissant orchestre de John Murphy, on nous guide vers la grande virtuosité que le film propose. C’est avec efficacité et élégance que ce voyage mérite notre bénédiction.

Retour à l'accueil