Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

Suite à un « Captain America : Civil War » décevant, un « Doctor Strange » plutôt rafraichissant et un « Gardiens de la Galaxie Vol. 2 » affligeant, la nouvelle recrue du Marvel Cinematic Universe ne rassure pas pour autant. Déjà introduit un peu plus tôt, on admirait le départ du héros qui portait en lui un message uniquement humoristique. La nécessité de l’inclure dans l’univers MCU est un choix logique mais ce volet n’apporte pas grand-chose en somme.

Au bout du troisième reboot, Jon Watts se voit confier la lourde tâche de relancer une machine dans un univers où les Avengers existent. Plus aucune ignorance quant aux relations avec l’univers déjà établi par le passé. Peter Parker (Tom Holland) n’aura pas droit à une origin story inutile. Or, passé outre ce détail c’est une chose. Ne pas en tirer profit en est une autre. La négligence va affecter la réception du héros masqué par un public exigent. Oui, nous nous accordons à croire que cette retouche est du Marvel tout craché et calculé au moindre dialogue sans saveur. Mais il y a pire, lorsque l’on néglige les réelles motivations de l’homme-araignée. Où est passé l’oncle Ben dans sa construction psychologique ? Pourquoi cette tante May (Marisa Tomei) séduit plus qu’elle s’implique dans son rôle maternelle et pédagogue ? Toutes ces réponses dans une seul mot qui en dit long : responsabilité. Toute cette valeur est ancrée en la personne de Tony Stark (Robert Downey Jr.), figure d’un paternel inconditionnel. Il n’engloutit pas l’écran, mais ne laisse pas beaucoup de liberté d’écriture, dès lors que sa présence récurrente induit plus qu’il n’en faudrait.

Le principal intéressé ne manque pas de hargne et se déplace en tissant des toiles. Ce que nous propose ce film, c’est avant tout une lecture humaine du héros. Un adolescent est lié à ses problèmes et font partie d’un quotidien qu’il doit assumer. Tout l’intérêt du personnage promet des études que l’on aborde mainte et mainte fois, or Spider-Man se place au top du relief. Et nous n’avons droit qu’à un stand-up sans conviction. On balance les gadgets high-techs comme s’il en pleuvait mais sans pour autant se détacher de ce format humoristique, qui virevolte rapidement à de l’absurdité déconcertante. Il enfile bien le costume, mais n’embrasse pas assez son personnage pour le rendre plus attractif. Cela est notamment dû à une écriture plutôt désorientée, à l’image de la crise adolescente qu’il affronte.

A présent, parlons un peu des autres nouveaux, ceux qui entourent le monde intime de Peter. Nous avons d’un côté, son meilleur ami geek Ned Leeds (Jacob Batalon) est bien rafraichissant. Il apporte les références que Disney impose mais en finesse, sans jamais faire déborder le vase. Il propose un ton extrêmement lourd à la longue, mais à contrario, ce personnage s’avère moins stéréotyper. Il a beau symboliser cette Américain moyen, geek et caricatural, on n’y fait jamais référence et on ne l’implique que par pur choix scénaristique. Quant à la gente féminine, Michelle (Zendaya) et Liz Allan (Laura Harrier), elles ne sont limitées qu’à une pseudo romance qui fonctionne par niaiserie. A aucun moment on y croit et leur implication dans la vie de Peter est moindre. Elles ont peu d’impact et se contente de dialoguer dans le vent... ce qui amène une raison derrière mais elle ne se révèle pas plus plaisante pour autant… Ce qui relève un peu le niveau, c’est le Vautour, méchant ancestral où Adrian Toomes (Michael Keaton) s’affirme. Revenu du fin fond de l’univers DC Comics, Keaton donne le ton à son personnage, avec des principes qui auraient pu accentuer la détresse de Peter. De même que pour les filles, il est un peu mis à l’écart, le cloisonnant à un enjeu brouillon, alors que son background promettait bien des possibilités.

« Spider-Man: Homecoming » est tout juste le divertissement qu’un enfant attendrait. Pour les plus aguerri dans l’univers, on ne peut tolérer plus longtemps cette mascarade. Réclamant l’émancipation de Sony, ce dernier volet de l’homme-araignée vise mal avec sa toile et perd prise sur des points, dont on lui estimait bien plus de sincérité et d’efficacité. Le climax est aussi flou que ce projet visant à redorer le blason du MCU, en constante stagnation. Au final, le héros se présente moins attrayant dans son aventure solo… vivement une nouvelle réunion et une nouvelle optique d’approche !

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