Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...

Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...

Rob Marshall trébuche sur une saga ne demandant qu’à être rebootée en un sens. Pas évident de développer une nouvelle thématique alors que le héros gobe littéralement l’écran du divertissement. Si les studios Walt Disney détiennent les moyens nécessaires pour restaurer l’aventure maritime, où les pirates y sont globalement attachants, des échecs sont à prévoir à l’image du naufrage qui aurait pu être éviter. Le réalisateur a démontré une coordination remarquable dans sa comédie musicale « Chicago » et a proposé une lecture intéressante d’une romance dans « Mémoires d'une geisha ». Son palmarès n’est pas à déplaire, bien qu’il sorte un « Nine » trop recyclé et trop peu engagés pour satisfaire le niveau d’une série B correcte. Alors à qui doit-on reprocher le mal qui frappe stratégiquement cet épisode ?

Tout d’abord, la rupture flagrante avec les précédents volets est surprenante, voire insultant. Johnny Depp revient dans la peau du capitaine Sparrow et Geoffrey Rush dans celle d’Hector Barbossa. Hormis ces deux-là et quelques autres protagonistes transparents au possible, le film ne se repose pas sur ses acquis ou feint de les utiliser pour rebondir. Les pitreries de Jack sont revisitées et surprennent moins. Et l’apport de Penélope Cruz en une Angelica suffisante ne rattrape pas le tir. Elle sert surtout de faire-valoir au héros et ne laisse jamais la flamme romantique se consommer. On préfère tourner à la ringardise afin d’épater la galerie, mais le sentiment qui en résulte s’apparente plus à de l’incompréhension. Une dépense technologique de ce niveau aurait pu prendre plus de risque au lieu de s’engouffrer dans une paresse déconcertante…

On notera une trame bien inspirée du roman de Tim Powers, à savoir « Sur des mers plus ignorées » (1988). Jack usurpe quelque part le rôle du héros, ce qui enlève une touche d’originalité dont la saga avait le secret. Il sert notamment à introduire le légendaire et monstrueux Edward Teach, dit Barbe Noire, où Ian McShane lui prête ses traits. Son passé illumine, mais sa présence à l’écran persuade du contraire. La direction de ce type de méchant, dont on aurait aimé voir, au moins, rivaliser avec Davy Jones, est de mauvais goût. Bien entendu, on prend la peine d’installer une tension derrière, un prétexte qui nous permettrait d’accepter ce voyage peu entrainant. Oui, le vide ou encore le reflet d’un blockbuster, trop bien respectueux du cahier des charges pour pouvoir assumer pleinement un divertissement de qualité. Une machine que l’on connait que trop bien et que le dernier venu ne saurait être dupé. La dualité entre le burlesque et l’épique ne trouve pas la bonne dose, bien qu’il y ait des égarements qui nous rappelleront tout de même que tout n’est pas perdu.

La saga perd du charme avec la venue d’un quatrième volet bien maladroit. « Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence » lance une nouvelle trilogie mais s’apparente davantage à une excursion archéologique dont Indiana Jones maîtrise plutôt qu’à une virée sur les mers du monde. Après avoir élargi les horizons, l’intrigue cloisonne son étau sur les bénéfices de la fontaine de Jouvence, mais le message derrière ne reflète en rien une morale révoltante. On espère croire à ce changement de flambeau, à cette renaissance qui mérite son indépendance. Mais pour l’heure, cet opus synonyme de paresse doit retravailler sa démarche à l’avenir !

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