Un poinçonneur du métro est retrouvé assassiné dans les toilettes. Bizarrement, la porte était fermée de l'intérieur. Le commissaire Pichard et son assistant Charbonnier mènent l'enquête.

Un poinçonneur du métro est retrouvé assassiné dans les toilettes. Bizarrement, la porte était fermée de l'intérieur. Le commissaire Pichard et son assistant Charbonnier mènent l'enquête.

Après avoir réalisé une multitude de court-métrages, Patrice Leconte démarre sur un long-métrage délicat ! Flirtant avec le nanar mais pas trop, le film tiendra un statut d’œuvre culte au fil du temps. Il a beau diviser les spectateurs, sa démarche humoristique est décomplexée et totalement assumée.

Le scénario séduit, mais tourne rapidement à la dérision. Le casting y est pour quelque chose, où le commissaire Pichard (Jean Rochefort) et l’inspecteur Charbonnier (Coluche) auront leur mot à dire. Le premier est récurrent dans ces rôles qui comblent le divertissement des français, alors que le second se démarque peu à peu depuis son café-théâtre. Le bon sens ou l’acharnement verbal, ni l’un ni l’autre ne procure une réelle sensation. On déguste les gags à gogo, accompagnés d’un panel de clichés qui définissent le cinéma français de l’époque. Le duo a beau fonctionner par le contraste entre rationalité et stupidité, mais par intermittence. Ces deux grosses têtes portent ainsi en eux le film au scénario déjà bancal. L’excès dans le jeu de chaque est un noble et modeste choix, mais à double tranchant.

Concrètement, le récit est assez vide. L’ambiance fait que les scènes se succèdent sans fluidité. On ne cherchera pas à comprendre le pourquoi du comment. Et c’est là que se trouve les situations comiques qui font le bonheur de certains. Le style décalé de l’auteur original ne parviendra pas à s’échapper du papier pour l’écran. Il ne reste pas totalement sur une défaite et le réalisateur impose le ton pour étouffer les difficultés, qui se répercutent directement et explicitement dans la compréhension. La bande-annonce, désamorce grandement le concept mais tient ses promesses vis-à-vis du montage un peu farfelu.

« Les Vécés Étaient Fermés De l'Intérieur » reste une adaptation peu convaincante du style de Gotlib. Cependant, il s’attire quelques faveurs où Coluche emporte tout sur son passage. Le burlesque subsiste au détriment de la stabilité. Inégal de bout en bout, on jongle entre le sérieux de l’enquête et sa démarche clownesque à sa résolution. A apprécier à sa juste valeur !

Retour à l'accueil