The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise Transformers, et redéfinit ce que signifie être un héros. Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers: The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise Transformers, et redéfinit ce que signifie être un héros. Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers: The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

 

On touche le fond ! Aucun épisode de la saga n’a été aussi inintéressant. La forme et le fond ne sont traités que superficiellement. Michael Bay maitrise pourtant son visuel, mais ne coordonne pas le tout comme il le faudrait. On pourrait accepter ce constat si l’on s’accordait à voir une œuvre décomplexée et assumée. On le retrouvait dans les précédents films, bien entendu, mais rien n’est raccord dans ce dernier opus…

On part dans les tous sens, on en demande trop et on se prend le revers de l’excès. L’organisation des séquences d’action, marque de fabrique « Bay Approved », n’est pas mesurée à sa juste valeur. On perd le ton et le charme qu’a eu le premier film. Et la chute continuait dès lors. L’intrigue attaque sur l’éternel conflit entre l’Homme et les Transformers. La menace extraterrestre est une réalité qui entre dans les mœurs de la saga. On l’exploite depuis le début et on exploite des horizons à peu près différents à chaque épisode.

Côté scénario, loin d’être le plus faible et loin d’être le plus fort, on ne trouve à aucun moment la justesse pour contextualiser et démarrer le récit. L’introduction est d’une banalité qui vient attirer un tas d’incohérences par la suite. L’arc historique se prend tout de même au sérieux de la fantaisie, posant le mythe du Roi Arthur et les chevaliers de la table ronde comme origin story. On réduit ainsi l’homme à son simple supplice, incapable de subsister sans évolution technologique. Une approche fascinante si l’on prenait le temps de la développer. Et non. On passe outre sur énormément de rôles qui se contentent de caméo et de meubler le décor.

Et à l’image des effets spéciaux, souvent abusifs dans ce genre de blockbuster, la psychologie des personnages ne vole pas très haut. Vivien Wembley (Laura Haddock) est la bonasse de service et réservée. Sir Edmund Burton (Anthony Hopkins) semble bien indépendant dans l’histoire, dans le sens où son jeu se referme sur lui-même. Hopkins donne vie et humilité à son personnage so british. Izabella (Isabela Moner) est insupportable. Un personnage dont son écriture n’apporte pas grand-chose que la figure de l’inconscience et le « courage ». Une feinte de vraisemblance et de tendresse qui contraste avec la trame du film. Et on pourrait continuer la liste, en complétant ces éléments de clichés que le film renferme. De anciens visages reviennent, mais les mentionner ne les place pas au cœur de l’histoire et on perd le fil. L’écriture y est pour quelque chose étant donné qu’elle se montre fainéante. Il n’y a que Cade Yeager (Mark Wahlberg) et Bumblebee qui ont un développement suffisant. Et alors que leur jeu semble correct, Optimus reste transparent. Même lors du climax, on ne batifole pas avec le spectaculaire et on zappe en quoi son rôle est primordial… Tout le monde est « bavard ». Autant de bruit que l’on ne peut supporter, surtout lorsque le débit d’absurdité augmente. Toujours dans l’excès, jamais dans la modération. Nous avons franchi la limite que nul ne peut en réchapper.

Par ailleurs, l’ensemble est d’un vide émotionnel. Seuls quelques gags viennent réveiller le spectateur somnolant. Les longueurs s’accumulent rapidement car aucune base n’est réellement posée. Ou bien comme on apporte un amas d’informations, on en oublie une partie pour se concentrer sur l’instant présent. Le montage est épileptique et le format semble changer assez fréquemment. Ce qui n’est pas agréable à suivre du tout. Les dialogues sont découpés en plans multiples, parfois indénombrables à force d’insister sur la tension que le discours inculque. Mais alors énormément de détails sont soit négligés ou font irruption dans l’objectif d’offrir du fan service. Malheureusement, cela n’est pas accessible par tous et nous sommes en droit de nous poser plusieurs fois les mêmes questions du début à la fin. On sent alors que le réalisateur est amoureux de son projet et c’est une bonne chose que sa motivation lui soit entièrement consacrée. Mais il en oublie le spectateur qui attend quelque chose de lui, quelque chose de son œuvre. Il manque d’acuité dans la communication, reflet d’un brusque dénouement qui nous met aussitôt à la porte d’un carnage.

En résumé, « Transformers : The Last Knight » est inabouti de bout en bout. Les artifices de Micheal Bay n’ont plus de raison de nous surprendre, ni de nous divertir. Tous les métaux rouillent et les Transformers ne font pas exception. Il est clairement temps de mettre un terme à cette saga qui a puisé tant d’effort pour des résultats peu réconfortants, avec le temps…

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