Soif de Justice

Publié le par Jeremy Chommanivong

Moby, un détective privé spécialisé dans les adultères, voit ses affaire décliner de plus en plus. Il est alors engagé pour retrouver Sylvia, une jeune héritière ayant disparue. Mais ce que moby ignore c'est que l'oncle de la jeune femme est également sur ses traces pour la supprimer...

Moby, un détective privé spécialisé dans les adultères, voit ses affaire décliner de plus en plus. Il est alors engagé pour retrouver Sylvia, une jeune héritière ayant disparue. Mais ce que moby ignore c'est que l'oncle de la jeune femme est également sur ses traces pour la supprimer...

Restaurer les années 80, c’est un rythme identifiable sur plusieurs coutures. Sammo Kam-Bo Hung continue de s’illustrer, tant bien dans la réalisation que face caméra. Il exploite alors l’ultime guerrier que la foule implore, grâce à ses qualités de comédien et de combattant : Jackie Chan (Thomas).

Sans nul doute la grande star aux côtés de Sammo (Moby), il revient peu de temps après le succès et classique « Le Marin des mers de Chine ». Par la même occasion, il prend le temps de redécouvrir Biao Yuen (David) dans un duo implacable. Il sera alors inutile de pester contre cette symbiose mise en évidence dès la courte et efficace introduction. L’instinct guerrier est au centre du récit, bien que le support suggère davantage de la comédie comme on en trouve chez les séries B.

On reste humble et simple. Les codes sont respectés au plus haut point et le film donne plutôt l’air de suivre un cahier des charges plutôt que de laisser exploser son potentiel. Par cette méfiance incomprise, l’intrigue souffre énormément de lourdeur par moment car ne rythme pas assez ses gags pour les investir au développement des personnages. Les scènes d’action sont prometteuses mais restent encore trop axées dans le burlesque pour se satisfaire d’une chorégraphie gagnante. Le but réel fut ainsi d’offrir une œuvre universelle, permettant une approche sûre auprès du public occidental, notamment chez les espagnols. Les références culturelles touchent alors le tourisme de plein fouet et l’effet miroir du côté attractif du film vis-à-vis de la ville de Barcelone est flagrante.

En somme, « Soif De Justice » est une comédie sympathique et suffisante. De la pseudo-romance à la passion du sport de souplesse, on parvient à trouver un divertissement à se chausser, un bon dimanche pluvieux.

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