Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

Exit « La Fontaine de Jouvence », place à une transition vers le passé… Disney, tout comme les réalisateurs de Bandidas, Opération Sabotage et Kon-Tiki, que sont Espen Sandberg et Joachim Rønning ont compris ce qu’attendait les spectateurs. Mais encore faut-il satisfaire et respecter le matériel d’origine qu’est Pirates des Caraïbes. Voilà une chose à discuter, mais de nouveau sans débat quant à l’efficacité de ce cinquième volet très calibré.

Le souci vient tout d’abord de cette facilité d’écriture. Tout est simplifié et justifié au maximum. Il suffit de citer le nom du scénariste de « Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal », à savoir Jeff Nathanson, pour se rendre compte de cette fénéantise. La cohérence historique prend un coup et les personnages sur scènes se débattent comme ils peuvent pour ne pas sombrer. Autant, les rescapés de la première trilogie se faufilent à travers les pièges caricaturaux abusifs. Mais concernant les nouvelles têtes, la fraicheur n’est pas plus un bien qu’un mal. Certains éléments auraient mérité un meilleur développement. Commençons par le méchant du volet. Javier Bardem incarne un Salazar animé par le mal et la terreur, du moins à première vue. Sa motivation est plus intéressante à découvrir dans son passé que pendant sa malédiction. Un charisme comme le sien est pourtant négligé au profit de sa prestation légendaire en tant qu’ennemi principal. Davy Jones n’a pas eu besoin de background pour s’illustrer et Salazar écope d’une insuffisance dans le domaine. Mais alors pourquoi le limiter autant ?

Par ailleurs, toute l’intrigue est saccadée par un rythme si intense que des scènes sont condensées sans logique. Faire les liens et croiser les différents groupes en un même point devient une épreuve où le recul est nécessaire. Tout est décousu et raccordé par des gags à gogo et cartoonesque. Alors que certains peuvent surprendre, et voler quelques sourires au passage, on les identifie rapidement dans la masse, car Jack Sparrow tient toujours les rennes. Et bien Johnny Depp lui apporte peu en matière d’évolution, la maigre écriture du héros laisse entrevoir une légère maturité. Il est quelques fois dépassé ou bien dévêtu de cette légendaire chance qui l’accompagne et qui fait sa fierté. Nous l’aimons ainsi car nous l’avons découvert ainsi. De même pour Barbossa où Geoffrey Rush réconforte sa nouvelle rédemption. On insiste alors moins sur ces héros et on laisse les « jeunes » s’affirmer.

Henry Turner (Brenton Thwaites) et Carina Smyth (Kaya Scodelario) sont évidemment les substitues de Will et Elisabeth. Ils apportent si peu à l’aventure que leur jeu poussif impose une lourdeur à l’écran. On ne retrouve qu’une utilité narrative, sans plus. On étudie alors le syndrome d’une paternité en déclin et en reconstruction, marque de fabrique du scénariste. Or, l’effet attendu ne procure ni la sensation d’immersion, ni l’émotion de la nostalgie. En effet, on sent étrangement un malaise au moment où l’intrigue recycle les codes gagnants des premiers films. La mission du divertissement semble être l’unique ligne de conduite dans le cahier des charges… Encore une fois, l’écriture pèse sur l’appréciation de l’œuvre qui se dégage légèrement du précédent dérapage, mais ne parvient toujours pas à remonter à la surface.

Au final, « Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar » fait mine d’innover par des prouesses essentiellement esthétiques et humoristiques. La vérité est ailleurs et c’est à reconsidérer dès lors que le schéma du film annonce une lancée sur la même cinétique que les trois premiers volets. On ne ressort que bourré ou rassasié, sans réelle saveur ni satisfaction d’avoir vécu une sortie mythique sur les eaux maudites. Une bien piètre reprise qui aura manqué la finesse de ce que fut la saga autrefois… dommage !

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