Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur

Publié le par Jeremy Chommanivong

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

Guy Ritchie s’est fait plaisir ! Il faudra s’attendre à une énième relecture du mythe et pas de manière conventionnelle. Exit « Les Chevaliers de la Table Ronde » (Richard Thorpe), « l’Excalibur » (John Boorman) ou encore « Lancelot, le premier chevalier » (Jerry Zucker). Le réalisateur puise alors dans des inspirations connues du public, en passant par Game Of Thornes, Le Seigneur des Anneaux ou Snatch.

En effet, la mise en abime des personnages ainsi que leurs relations sont troublantes. Très loin de la littérature, Ritchie a préféré vendre des paillettes qui ne font pas le bonheur de tous. Certains se contenteront de la technique, qui en soi, n’impressionne plus à présent qu’elle n’offre rien d’innovant. Quant à ceux qui se trouvent en face, le ridicule voire le plagiat serraient à l’œuvre. Et le film arrive à s’exercer sur ces extremums tout au long de l’intrigue, déjà bien fragile. Le ton humoristique est essentiellement mis de côté pour un ton plus sombre, mais plus niais au final.

Cette fois-ci, Arthur n’a rien du cliché chevaleresque que l’on soupçonnait. Le personnage est troublé en plus d’être égocentrique. Et bien que son ascension au fil du récit se façonne assez aléatoirement, il parvient à percevoir un charisme remarquable. Tout cela, Charlie Hunnam le fait bien et il y met du cœur à vendre ce nouveau héros. Ritchie sait fortement comment rythmer ses intrigues par la suite. Le type de montage et de suspense est à l’image de ses prédécesseurs « Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E » et la saga Sherlock Holmes ». Il prend alors un malin plaisir à mixer ses visuels par des ralentis. Cependant, l’ensemble est globalement flou à observer, tant dans les raccords parfois épileptiques et aussi dans le fond d’une scène d’action. De plus, certains passages sont proches du design de jeux vidéo… Rien de réellement choquant pour la génération actuelle mais la qualité derrière laisse à désirer !

Et pas moyen de se rattraper sur les personnages secondaires qui partagent toujours des incohérences et des invraisemblances inquiétantes. Ils ne sont pas bien exploités, tout comme le scénario est mal amené. On sent par moment que le film aurait mérité des longueurs supplémentaires dans la mise en abime d’Arthur et de son évolution, une fois l’épée légendaire en main. On sous-entend tellement de choses, tant des univers que des personnages fantastiques que l’on mentionne et développe à peine. Le film est riche en idées, pas de quoi s’inquiéter. Mais alors pourquoi les studios n’ont pas laissé plus de places à ce background qui aurait certainement rattraper plusieurs dérapages ?

Faute de quoi, ce blockbuster Hollywoodien qu’est « Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur » ne brise pas le mur du succès et s’arrête bien en dessous du divertissement que l’on attendait. L’œuvre est décousu dans tous les sens du terme, à tel point que la « redite » du Roi Lion serait mieux passer avec quelques troubadours…

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viviane 02/06/2017 14:02

"Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur" reflète à fond le style de Guy Richtie ! Après un excellent "Agents très spéciaux..." drôle et enlevé, le cinéaste opère un changement de cap pour faire revivre le mythe du Roi Arthur, à sa sauce et autant dire que celle-ci a du goût et de l'esprit !