Kung Fu Panda 3

Publié le par Jeremy Chommanivong

Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

DreamWorks fait encore le boulot, mais s’enterre souvent dans cette mauvaise habitude à ne pas trop changer une recette gagnante. Cela se confirme dans la réalisation, notamment par la présence de Jennifer Yuh puis de d’Alessandro Carloni. On ne regrettera donc pas l’œuvre en lui-même qui est aboutie. C’est surtout dans la fraicheur, le changement de ton que l’on pourrait reprocher de ne pas avoir pris plus de risques. Bien évidemment, il y a de bonnes trouvailles concernant l’apport culturel. On ne s’ennuie pas pour autant et on prend un malin plaisir de se divertir non pas avec un unique panda, mais tout un village loufoque et attachant.

Le travail sur l’esthétique est le premier contact qui pèse sur l’impression du film. Le studio n’est donc pas resté indifférent sur les choix du décor qui apportent de nouvelles singularités à l’intrigue.

Ce qui fâche en revanche, c’est le piètre équilibre des protagonistes. Les anciens se font littéralement écrasé par le troupeau de pandas. Seule Tigresse porte une certaine vigueur, que l’on pourrait noter de négligeable à la vue de ce qui est réellement mis en avant. Autrement, cela peut se justifier d’un point de vue scénaristique. La suite logique répondant à la précédente où Po rencontre son père biologique. Il est naturel d’e apprendre davantage sur les coutumes des pandas en général, mais de là à étouffer ce que deux volets ont posé, c’est un peu triste. A moins que l’on ne prenne ceci pour un autre degré, où l’héritage revient à Po car ces anciens n’aurait plus rien à enseigner ? A son appréciation.

Cela dit, les pandas regorgent de cultures plutôt traditionnelles. On y inculque le bon savoir-vivre selon leur environnement, avec une légère philosophie empruntée à Baloo. C’est alors que Po découvre la valeur d’une figure paternelle. On passe ainsi par l’humour, des scènes aguichantes où même Po est surpris, tout comme nous autres spectateurs qui partageons ces moments de tendresse. La rationalité qu’il a envers Ping et Li Chan est de loin la discussion la plus intéressante de l’intrigue.

Concernant l’unique et surpuissant méchant du récit, on le juge comme l’ultime de tous. Bien qu’il soit maladroit avec les mots, son aptitude à rester sérieux et divertissant ne gâche rien. Il est d’ailleurs porté par la figure et du divin, une menace plus qu’un sauveur. On s’accordera ainsi à approuver sa courte motivation en échange de chorégraphies toujours aussi réussies, voire meilleures. Ce qui lui manque, c’est bien une profondeur dépassant sa prestation musclée car il n’est alimenté que sur cette soif de puissance.

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helene 19/06/2017 13:17

Une découverte car je n'avais pas vu les deux premiers. Les visuels sont époustouflants, tant dans les couleurs, que dans les plans, de par leur inspiration asiatique également. Maintenant, ça n'en peut plus de virevolter, ça en devient franchement lassant sur la première demie-heure, tant et si bien que j'ai piqué un petit somme. La deuxième partie est franchement plus réussie ; le scénario n'est pourtant pas d'une grande originalité !