La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

Yarrow Cheney, Chris Renaud et Janet Healy donne un peu plus de corps à Universal, en manque d’idée originale. Pas évident à ce stade, où les spectateurs ne se montrent pas toujours gourmands lorsqu’il s’agit d’animation. Le studio profite de ce constat pour ne vendre que les miettes, récupérées et recyclées de précédentes œuvres qui ont marqué le pas. On pourrait citer « Toy Story » pour le squelette et la morale, mais bien d’autres références font leur apparition.

Les animaux de compagnie s’acquittent d’une seconde vie au foyer, comme le film l’indique. Alors que la promesse de voir un développement en ce sens disparaitre dès les premières minutes, la surprise est encore moins bien mise en scène. Max et Duke incarnent bien évidemment la figure de Laurel et Hardy. Ce duo comique et complémentaire fait que cela fonctionne du tonnerre du moment qu’ils se rapprochent. On s’aperçoit alors rapidement la dominance des chiens dans l’aventure. Une inégalité qui rime avec fidélité si l’on se rapporte aux statistiques du quotidien. Ils mènent la danse et rythme le récit grâce à leur fort caractère. Et par leur différence, on apprend les valeurs de la tolérance et du partage.

Les réalisateurs semblent avoir opté pour un hommage plutôt qu’à un divertissement de qualité. Les animaux ne sont développés que par des clichés tels que nous les connaissons. La prévision est donc accessible à tous, et malgré quelques subtilités, le film ne parvient pas à trouver le bon ton. Le manque d’enjeu y est certainement pour quelque chose. Pourtant, il n’y a pas grand-chose à blâmer vu qu’il n’y a pas matière à faire tenir l’intrigue comme il le fallait. On a beau proposer des exceptions, notamment aux animaux des souterrains, mais ils ne rebondissent que sur des gags, sans plus. Leur brusque apparition dans le scénario est par défaut une nécessité. D’où l’absence hurlante d’émotion pur et de nostalgie sincère…

« Comme Des Bêtes » s’illustre ainsi comme le buddy-movie au bestiaire improbable. On arrive à s’attacher à des personnages qui nous rapprochent avec les animaux qui ont bercé notre enfance, ou encore les nouveaux qui partage actuellement notre vie. Du mignon au plus câlineux, on trouve tout de même son étincelle, qui ne proposera jamais plus que ce que l’on savait déjà. Qu’est-ce que le film réclame donc ? Un moment l’attention, tout comme chaque animal de compagnie auquel il nous arrive de négliger les besoins !

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