Une jeune femme maladroite est la première à intégrer les forces du RAID, ou elle doit se confronter à la misogynie de son responsable.

Une jeune femme maladroite est la première à intégrer les forces du RAID, ou elle doit se confronter à la misogynie de son responsable.

Cinq sur cinq niveau déception ! Danny Boon, bien qu’il ait pu apporter un peu de fraicheur avec « Bienvenue chez les Ch'tis », chaque épisode de sa filmographie reste peu recommandable… Avec un potentiel scénaristique très ouvert, on sombre rapidement dans l’anarchie. L’humour potache français tend à un meilleur revirement, car il en est capable. Seulement, cette énième reprise n’agrémentera pas plus qu’un divertissement vide en construction, abrutissant davantage le public, qui globalement en redemande… c’est bien dommage !

Ce que le film dégage surtout, ce n’est pas essentiellement l’effort du réalisateur en termes d’interprétation, on n’y gagnera rien de nouveau, mise à part de laisser passer au premier plan Alice Pol (Johanna Pasquali). Et le premier signal interpelle. La misogynie, dans le cadre d’une activité rigoureuse et tenant du physique, est au centre de cette intrigue. De plus, les enjeux actuels font que le racisme, allié au terrorisme, intègre le débat de l’œuvre. Avec de tels thèmes sensibles, la France recycle de nouveau un humour si lourd et redondant que même la plus grosse « bêtise », bien qu’elle soit bien théâtralement disposée, ne sortira jamais vainqueur en rire sincère. Toutefois, des surprises il en existe la plupart du temps. A force d’avoir creusé dans l’absurde, le film parvient à présenter quelques étincelles, bien qu’éphémères soient-elles. Yvan Attal fait partir de ces lueurs d’espoir que l’on ne boudera pas notre plaisir à se relâcher de temps en temps.

Outre le fond comique, rongé par une facilité déconcertante, le décor quotidien du Raid tient ses promesses. L’animation des formations ou des interventions est la nouveauté que l’on attendait au tournant. Alors pourquoi ressent-on un manque dans ce brouhaha ? L’humour prend une si grande place qu’il efface le travail de forme que le film possède. Le budget suit et permet des libertés uniques. On ne gratte que la surface d’une étendu de possibilités que Boon n’assume pas jusqu’au bout.

Au final, on ne reprochera pas qu’une formule gagnante Ce qui est à déplorer, mais à encourager au niveau amélioration, c’est l’axe narratif. Danny Boon opte pour la facilité, se contente du minimum alors que de bons thèmes sont à l’étude. Pourquoi ne pas s’essayer ou combiner à d’autre genre, la direction qu’il possède déjà ? On veut toujours y croire à ce changement d’état, mais pour l’heure, on retiendra qu’une nouvelle idée commerciale, sans saveur, n’accomplissant qu’à moitié l’hommage que le film tend à exposer.

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