L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.

L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.

Après « Jack Reacher », Christopher McQuarrie retrouve Ethan Hunt (Tom Cruise) et l’équipe IMF. Il succède alors au superbe travail de Brad Bird. Sans sombrer dans l’excès, mais flirtant aisément sur cette vague, l’équilibre semble être au rendez-vous. L’espionnage est toujours le cœur du sujet mais l’intrigue arrive encore à surprendre par des éclats d’originalité.

McQuarrie nous prend à revers, tout d’abord en feintant sur les cascades titanesques du héros. Pas au point de surestimer son œuvre, il parvient à se servir de ce phénomène afin d’introduire la fine équipe telle qu’on les a laissés précédemment. Un bien bel hommage au travail de fond de Brad Bird, certes, mais l’on ne relâche en aucun cas la prise sur le spectateur attentif et sensible au genre. Et bien que l’intrigue semble être essentiellement portée par l’action et cascades délicieusement réalistes, tout est chorégraphié de manière exceptionnelle. La mention revient à la « scène d’opéra », où le décor investit dans le rythme et la narration, ce qui est plutôt rare dans ce cadre assez musclé. D’autres lieux provoquent le même sentiment avec un légère pointe de tension supplémentaire, due à l’adrénaline du moment.

Pour ce qui est de l’espionnage en soi, ainsi que le thème qui prend toujours plus d’ampleur par frénésie, l’ensemble déborde d’originalité. L’équipe de Hunt est au rendez-vous, tout comme la modération et la rigueur qui les accompagnent. Mais la réelle surprise est signée Rebecca Ferguson, incarnant l’alter-égo de Hunt, Ilsa Faust. L’image de femme forte est cette fois-ci assumée de bout en bout. La figure féminine ne s’arrêtait qu’à sa fonction ou bien ne proposait que quelques initiatives avant de sombrer dans le cliché. On exclut le cœur et les sentiments que l’on substitue par des duels de regards tout à fait explicite. Sur ce point, le film a su illustrer ses propos par le biais de diverses formes, que ce soit gestuelles ou sensorielles.

« Mission : Impossible - Rogue Nation » résulte ainsi d’un mixage maîtrisé entre le rythme et divertissement proposé. Honnête dans l’âme, la lignée poursuit son aventure et gagne par la même occasion des possibilités monstrueuses pour une suite tout aussi réussite. Sans jamais réellement inquiétée, la saga n’a pas encore essoufflé tout son potentiel dont on réclamera une touche d’originalité.

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