Qui a dit que les animaux n'avaient pas d'âme ? Sûrement pas le petit Ethan, 8 ans, qui en 1962 s'embarque dans une aventure hors du commun en recueillant un chiot nommé Bailey.  Au fil des années, Ethan noue des liens très forts avec son chien, présent à chaque étape importante de sa vie. Jusqu'au jour où, dévasté, il doit se résoudre à laisser partir Bailey, âgé et malade.  Et si le départ de l'animal n'était en fait qu'un commencement ?  Réincarné tour à tour en berger allemand, golden retriever ou labrador, vivant des aventures palpitantes comme chien de sauvetage ou la destinée sereine d’un petit chien de compagnie, Bailey va se découvrir, existence après existence, un but : retrouver son maître Ethan coûte que coûte…

Qui a dit que les animaux n'avaient pas d'âme ? Sûrement pas le petit Ethan, 8 ans, qui en 1962 s'embarque dans une aventure hors du commun en recueillant un chiot nommé Bailey. Au fil des années, Ethan noue des liens très forts avec son chien, présent à chaque étape importante de sa vie. Jusqu'au jour où, dévasté, il doit se résoudre à laisser partir Bailey, âgé et malade. Et si le départ de l'animal n'était en fait qu'un commencement ? Réincarné tour à tour en berger allemand, golden retriever ou labrador, vivant des aventures palpitantes comme chien de sauvetage ou la destinée sereine d’un petit chien de compagnie, Bailey va se découvrir, existence après existence, un but : retrouver son maître Ethan coûte que coûte…

Bouleversant ! Le suédois Lasse Hallström démontre de nouveau son aisance aux feel good movies. « Ma Vie de Chien » et « Hatchi » en sont la preuve. Dans cette nouvelle reprise, il a su dépasser ses scénarios que l’on a l’habitude de voir. Adapté du bestseller de W. Bruce Cameron (A Dog’s Purpose) surclasse la tendresse par un cadrage subjectif, malin et immersif.

On gardera en mémoire la qualité de direction des chiens mis en scènes, des acteurs qui monopolisent l’écran dans toute leur innocence d’esprit. On opte alors pour une narration interne à Bailey. On y instaure une âme familiale dont Hallström connaît bien les nuances depuis. Et slalomant entre quelques incohérences scénaristiques, il parvient tout de même à garder le même état d’esprit. La plupart des rebondissements sont grossièrement amené et sont prévisibles au plus haut point. Il fallait donc un peu de fantaisie dans le concept de réincarnation afin de tirer un fil conducteur assez « plausible ».

On s’attend tout de même à une intrigue flirtant avec nos émotions. On sent de la passion et de la compassion pour cet animal, si proche de l’homme dans son quotidien. Souvent rabaissé à sa fonction d’animal de compagnie, on en finit par oublier qu’il existe une âme à l’intérieur. Elle pense et ressent tout autant que n’importe quel autre individu. On fait ainsi le rapprochement avec le concept d’amitié qui devient de plus en plus forte. Bien entendu, une touche comique est à tirer des quiproquos, ô combien certains verront leur reflet.

Les acteurs humains sont donc secondaires dans ce volet mais appuient sur la morale. Nous n’irons pas jusqu’à parler de figuration, malgré certains personnages sacrifiés dans une mise en scène parfois hasardeuse. On insiste sur la bienveillance du chien à reconquérir son maître perdu. On éparpille également le côté sombre, sans évoquer explicitement la maltraitance animale, mais elle est déductive. On aura ainsi suffisamment de recul pour élargir cette pensée, ce concept d’amitié à d’autres animaux que chacun fréquente dans son quotidien.

Même si l’on n’adhère pas à la parade canine, « Mes Vies De Chien » aura tout de même le pouvoir de soutirer des larmes, accompagnées de réconfort. Une aventure touchante dont on ne retiendra que le meilleure d’une vie, courte et riche en émotions.

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