L'histoire vraie de Carl Brashear, premier Afro-Américain à avoir intégré la Navy en tant que scaphandrier. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et bien que la marine américaine ait officiellement mis fin à la ségrégation raciale en son sein, sa couleur de peau le fait se heurter à des réticences qu'il combat sans relâche.

L'histoire vraie de Carl Brashear, premier Afro-Américain à avoir intégré la Navy en tant que scaphandrier. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et bien que la marine américaine ait officiellement mis fin à la ségrégation raciale en son sein, sa couleur de peau le fait se heurter à des réticences qu'il combat sans relâche.

Après son « Soul Food » assez bien accueilli, George Tillman Jr. Poursuit avec un projet typiquement Hollywoodien dans l’âme ! Rien qu’au titre, « Men Of Honor en version originale, il est difficile de ne pas être plus explicite, surtout lorsque la minorité afro-américaine entre en conflit avec la génération coléreuse à son égard. Carl Brashear, interprété par le charismatique Cuba Gooding Jr., possède bien évidemment le parcours adéquat afin de dénoncer ces accrochements sociaux.

Billy Sunday, le personnage droit et fier de Robert De Niro, est le parfait reflet de la société. Elle s’adapte au cours du temps et finit par adopter les différences dans le quotidien, commun à tous. Malgré tout, la construction du récit est poussive et excessive. Chaque rebondissement feint à sa mission et tourne presque dans le ridicule. La bravoure et l’honneur sont des notions qui ne sont exposées qu’à travers des actes spectaculaires. Il est vrai que le décor nautique a de quoi surprendre, sachant que la reconstitution s’avère assez fidèle, du moins dans la forme.

Il est donc dommage de constater ce triste hommage, réduit à l’unique saveur patriotique, salée et trop calibrée. On vante les mérite d’un homme qui aura bien évidemment réussi, malgré les obstacles. Pourquoi ne pas élargir davantage alors que le panel s’ouvrait à bien plus qu’un biopic mal mené ? Par chance, la prestation des acteurs crève l’écran et tient l’attention au minimum. En soi, l’intrigue n’est pas intéressante mais trouve des longueurs insupportables dont des discours répétitifs et peu convaincants. On ne retiendra qu’un dénouement, confirmant cette remarque, ne manquant pas de panache où sa rédemption sera trouvée dans la bande-son héroïque qui accompagnera nos spécialistes de la récupération.

C’est pourquoi « Les Chemins de la Dignité » à l’étoffe de faire découvrir une activité de la NAVY, peu exploité dès lors. Cependant, au jeu des clichés la production reste imbattable et nous sert de nouveaux clichés, sous des airs patriotiques qui sonnent faux de temps à autre.

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