The Messenger : Les Origines du Projet

Publié le par Jeremy Chommanivong

« L’idée est née d’un cauchemar que j’ai fait. Rien d’aussi banal qu’une course poursuite dans un endroit assez étroit et soudain désert d’une seconde à l’autre, alors que le lieu ne s’y prête pas dans une certaine logique. J’ai beau hurlé à l’aide, mais personne ne se manifeste et ma voix ne porte presque pas, voire pas du tout. Je hurlais ainsi du « silence ». Les séquences se sont déroulées à peu près de la même manière que j’ai mis en scène « The Messenger ». Mais ce mauvais rêve devenait récurrent et j’enchainais les fuites dans mon inconscient.

Pourtant le lieu restait identique. Et mon identité était parfois ambiguë. La plupart du temps, j’étais cette victime prise embuscade. Le reste du temps, soit j’étais ce « monstre » ou « démon » jusqu’à ce que je me rende moi-même compte du visage de ma proie qu’était le mien… Une effroyable expérience !

De plus, pourquoi j’ai décidé de réaliser ce court-métrage ? Me demandera-t-on. Quelque part, la chronique de l’homme chauve-souris n’est pas qu’une fiction. C’est en combattant sa peur au plus proche d’elle que l’on peut mieux se défendre. J’ai mis mes atouts de côté, car j’adore le cinéma, j’aime réaliser, monter et jouer. J’étais accompagné de merveilleux amis qui m’ont soutenu. Sans quoi, ce projet n’aurait été qu’une esquisse qui trainerait encore des années au tiroir. Je me sentais donc fort et bien encadrés. On aura passé des moments inoubliables, car j’aime me prêter à la comédie et tout le monde jouait le jeu pour détendre l’atmosphère, tout en gardant un recul sur le projet.

Le tournage a bien évidemment eu lieu en journée pour des raisons techniques (luminosité), de gestion (acteurs et équipe technique) mais surtout pour des raisons personnelles. Je devais être en mesure d’offrir la meilleure riposte possible à mon cauchemar et je me suis purifier en tournant.

D’ailleurs, j’ai moi-même peint le masque qui reflétait le démon de mes nuits. J’ai opté pour des courbures nettes et un contraste modéré entre un indigène et un clown. Il est vrai que l’aspect global rappelle ces chasseurs de tribu des plaines désertiques, or c’est bien l’objectif que je visais, en rendant au démon le statut de prédateur patient, attentif et rusé. Pour le côté clownesque, c’est également un aspect qui peut m’effrayer dans d’autres circonstances. Le fait de lui avoir donné une légère expression à la fois moqueuse (d’où la bouche ensanglantée) et à la fois meurtrière, nous permettait ainsi d’identité ce simple personnage qui justifie son style psychopathe tout le long de l’intrigue.

Certains puristes ou ceux qui sont malheureusement trop alimenté en œuvres d’épouvante ou de suspense en série B, me diront que c’est correct pour ce que c’est. Moi j’y vois quelque chose de plus profond et c’est un point que j’ai tout de même décidé de mettre en scène pour tous, au lieu de transposer la vision banale de mes nuits agitées.

Et sur un point plus technique, ce court-métrage est le premier « sérieux » (#PedroDeLaNoche) depuis mon départ de l’association Ciné’Scom que je présidais deux ans sur quatre années d’activité. Ce projet me trottait dans l’esprit depuis longtemps et je n’ai jamais eu le temps de tout mettre en place au sein du groupe de cinéphiles. Malgré tout, il m’offrait la possibilité de me tester. Ce tout premier essai ne prétend pas à être un chef-d’œuvre en soi. J’ai eu pas mal de soucis dans le tournage, par manque de temps, que j’ai dû réadapté mon story-board pour en finir au plus vite. On pourra alors sentir quelques passages bâclés par des transitions brusque, voire hasardeuses. Les ombres laissées par les protagonistes dans le noir, comme quelques autres détails sont des faux-raccords dont je suis conscient avant même de commencer le tournage. Avec un budget très serré, le minimum de matériel que je pouvais me doter, en plus des techniciens plus ou moins qualifiés me manquaient. Je me suis donc concentré sur ce petit groupe de cinq où nous sommes satisfaits de ce que nous avons produits. J’ai donc fait des choix et je les assume.

Cette expérience m’a tout de même permis de révéler des points, tant positifs que négatifs, que j’utiliserai à bon escient pour le prochain court-métrage où je m’appliquerai davantage sur la technique, la qualité et la gestion de mon équipe et des acteurs. J’ai privilégié l’ambiance au détriment d’un script qui aurait rendu les choses plus qu’explicite. Du silence et l’instrumental brut, coupés avec une bibliothèque sonore reconnaissable suffisaient amplement. Et il fallait que cela fasse « réel » quelque part. Le choix les angles, les mouvements de plans en post-production, le travail des teintes, les effets spéciaux, etc. me montre des possibilités que je ne soupçonnais pas dans l’écriture initiale. Je me réserve un usage dans de futurs projets, qui ne cesseront d’être améliorés afin de frôler de plus en plus la perfection technique.

Pourquoi « The Messenger » ? Voilà où je voulais en venir avec le spectateur, qu’il se pose cette question et qu’il remonte à l’origine du « véritable démon » à travers un tout petit jeu de piste. Il ne se montre pas forcément subtile, mais du moment qu’on reste attentif, cela reste suffisant pour moi de savoir que l’on se sent emballer dans une intrigue peu amicale. Ce n’est pas tant dans la définition que se trouve la réponse mais il s’agit bien d’un indice. Je préfère ne pas en dire plus pour le moment et laisser les engrenages de la réflexion se mettre en marche. »

 

Prochainement, je rédigerai une critique et analyse complète de mon scénario. Je justifierai également mes choix techniques et scénaristiques que certains auraient pu manquer, offrant ainsi ma vision des choses et les diverses interprétations possibles de ce court-métrage.

Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...
Le reste de la photothèque du tournage...

Le reste de la photothèque du tournage...

Publié dans Vidéos

Commenter cet article

Rita 05/04/2017 17:29

Vraiment trop cool comme projet! Continue comme ça!

Ta cousine du Canada,
Rita