L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

Sorte de remake des « Sept Mercenaires » de John Sturges et des « Sept Samouraïs » d’Akira Kurozawa, ce film rend un hommage certain à ces deux légendes du cinéma. On peut d’ailleurs observer une certaine influence Hollywoodienne, à la vue du casting diversifié et de la mise en scène qui les introduit. On parle donc d’un film de western, suffisamment efficace pour dépoussiérer les précédentes inspirations. L’Américain Antoine Fuqua exploite ainsi correctement la chorégraphie des combats pour les rendre fluides.

On nous invite alors à revisiter un décor qui a fait la fierté des années 60-70. Or, ici nous avons un paysage sans âme. Bien que la photographie ait de quoi motiver, la perception de ce qu’elle représente est assez vide. On ne ressent pas assez la menace qui y règne par son environnement indomptable. Il fallait donc un casting de choix pour animer le tout. Et le plus surprenant est que chacun ait une part équitable de développement, en dépit de certaines introductions bâclées. Chacun possède un caractère qu’il parvient à se faire entendre pour le plus grand plaisir du spectacle. Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent D'Onofrio, etc. font le job, dans la modération d’un jeu bien décalé.

Il est vrai que l’intrigue insiste sur une trame linéaire, mais tout semble très bien coordonné afin de ne pas s’ennuyer. Mais au-delà de cette observation, le film peut induire une vision sociale moderne. La diversité connait un rapprochement calculé sur une critique de la société Américaine. On trouvera peu de détails insinuant ce ton dramatique, on se prête davantage à une comédie musclée comme on l’attendait. Sur ce point, le divertissement vaut le détour et cela change légèrement des formules Hollywoodienne comme on adore les supporter.

L’autre aspect qui détient le mérite d’être prononcé, c’est au niveau du méchant, campé par Peter Sarsgaard. Enfin un véritable poste sérieux et qui rend justice à l’environnement auquel il s’attache. Bien que sa prestation soit minime, elle a l’audace d’être efficace. Ce qui n’est pas le cas du visage féminin, porté par une Haley Bennett, davantage présente par nécessité scénaristique que pour un apport réel de profondeur émotionnel. Le film n’en n’est pas dépourvu, mais elle ne se rapprochera que des mercenaires en question.

Loin de l’exploit, victime de maladresses scénaristiques, il ne sera pas désagréable de se laisser porter par une œuvre ne visant pas la réflexion. L’intérêt ne dépasse pas les code du genre Fort Alamo et ne dément pas sur le spectacle qu’on nous promet.

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