Cosimo se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un "pigeon", quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo...

Cosimo se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un "pigeon", quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo...

Cette pure comédie italienne surclasse tant d’œuvres passées qu’à venir. Mario Mocicelli parvient à étouffer un néoréalisme qui se faisait encore sentir dans la décennie précédente. C’est avec un décor réaliste qu’il adopte un braquage emblématique. Son équipe témoigne de la plus prolifique bricole humoristique qu’il nous est donner de croiser. La surprise ne s’essouffle aucunement dans tant de maladresse calculée. Le ridicule ou l’humiliation ne sont pourtant pas à l’œuvre, on suit cette fine équipe de bras cassés avec passion et tendresse.

Regroupant de petits malfrats marginaux dans une tâche complètement nouvelle, l’intrigue tend à une cohérence extrême de son complot. Tout est coordonné afin de laisser qu’un minimum de temps mort. L’humour occupe alors une place de privilège, accompagné d’une romance si chère au thème et à la réalisation. La caricature que l’on fait des protagonistes ne sombre jamais dans l’excès et déploie ainsi tout un potentiel encourageant.

On a donc eu l’occasion de confirmer la performance inouïe de Claudia Cardinale (Carmelina). Elle apporte une certaine fraîcheur et élan scénaristique, multipliant ainsi les péripéties tant applaudies. Quant au deuxième grand nom, Vittorio Gassman (Pepe), il mène le groupe dans un tourbillon de situations comiques également. Mais il s’agit également de l’intermédiaire, l’interlocuteur nécessaire pour convaincre et construire son équipe.

Il ne manque plus qu’un prodigieux Piero Umiliani pour nous servir la partition idéale. Raisonnant comme une fanfare de carnaval et théâtrale, on prend goût à cette parade dans la bonne humeur.

Il n’y aura pas énormément à dire sur une œuvre qui parle davantage par son visionnage. C’est pourquoi « Le Pigeon » (I Soliti Ignoti) parvient à séduire, par un langage si simple à vivre. Le divertissement est garanti, poignant et bénéfique. Une nouvelle dimension du cinéma italienne se révèle magnifiquement incontournable !

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