Le Dîner de Cons

Publié le par Jeremy Chommanivong

Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est declaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d'avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu'il ignore c'est que Pignon est passe maître dans l'art de déclencher des catastrophes.

Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est declaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d'avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu'il ignore c'est que Pignon est passe maître dans l'art de déclencher des catastrophes.

Il ne danse pas sur le rythme du succès, malgré les précédentes œuvres (Le Jouet, La Chèvre, Les Compères, Les Fugitifs, Les Trois Fugitifs) suffisantes et portées par Pierre Richard et Gérard Depardieu. Francis Veber parvient tout de même à surmonter l’obstacle en adaptant sa propre pièce. « Le Dîner de Cons » est une bonne comédie française. Elle est devenue incontournable avec le temps, mais son succès est mérité pour diverses raisons.

Le corps de la mise en scène règne ainsi au cœur d’un huis clos théâtrale. L’humour se tient davantage sur discours des protagonistes, enchainant les situations de quiproquos. On distingue assez bien les acteurs, caricaturés au plus haut point qu’on pourrait en faire une métaphore d’une société. Le pouvoir rime avec le grade que chacun porte tant dans sa gestuelle que sa richesse intellectuelle. En comptant sur le duo phare que forme Thierry Lhermitte (Pierre Brochant) et Jacques Villeret (François Pignon), on assiste à une symbiose divertissante.

La formule d’une soirée inattendue dégage le bon sentiment de réussite. Bien que certains running gags sont à l’épreuve, on parvient à en rire. Ce qui change, ce ne sont pas des fous rires auxquels la culture populaire nous sensibilise tant de nos jours. On apprend à rire des failles d’un système. Si Pignon fait office de clown maladroit et fébrile, sa place en tant que telle est justifié par une légère morale, celle du respect de soi.

Il s’agit bien évidemment d’un théâtre filmé dont on pardonnera la forme en échange d’un moment d’évasion. La comédie française tient ses promesses, sans aller chercher une complexité machiavélique et sans tomber dans le vulgaire. L’anecdote est ainsi à la fois amusante que pédagogique.

Publié dans Critiques Films, Comédie

Commenter cet article