Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire… D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !

Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire… D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !

Un nouveau found footage qui fait plaisir à voir ! Josh Trank appréhende habilement ce concept et nous vend tout de même un « film ». L’objectif est alors de l’assimiler au côté réaliste de l’intrigue. Bien que ce ne soit pas le cas, une certaine cohérence s’est construite autour du drame que trois amis vont devoir affronter.

La linéarité du scénario est d’une fatalité inévitable, au final. Toute la structure de l’œuvre travaille sur la naissance du mal, au sein d’un groupe de « super-héros », malgré eux. Cette transition est analysée de manière si poussive et inventive que le portrait que l’on se dresse des protagonistes est rapidement acquis. Une fois le pouvoir maîtrisé, il ne reste que sa conscience à étudier. Le réalisateur le fait bien ici, il dépeint une caricature sociale à travers des adolescents en quête de liberté et de maturité.

Une influence, dont il sera inutile de citer le nom, est à l’œuvre lorsque les choix techniques sont remis en perspective. La relation avec une équipe professionnelle avec cette d’une équipe amateur est un travail particulier. Chacun doit « désapprendre ce qu’il a appris ». Ce qui nous amène donc au cadrage, essentiellement centré sur Andrew Detmer (Dane DeHann). Ce jeu ado est perturbé et provoque ce sentiment de malfaisance, autour de l’univers qu’il fréquente, car non loin de la réalité. La culture est également à l’œuvre lorsqu’on commence à parler de limites. L’âme du film repose ainsi sur ce qu’il apporte en matière de background et d’intelligence. Les effets spéciaux associés ne dénaturent pas la complexité des propos et multiplient correctement les angles afin qu’on se glisse dans la peau des personnages. C’est par ce biais que l’ambiance prend son envol et un sens plus profond.

« Chronicle » a eu l’audace de nous proposer des idées, notamment techniques. Le drame est assumé et ne néglige pas les conséquences d’une intrigue cohérence, « réaliste » et admirable.

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