American Pastoral

Publié le par Jeremy Chommanivong

L’Amérique des années 60. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille adorée, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et jette les bases d’un nouveau monde. La vie de famille ne sera plus jamais la même…

L’Amérique des années 60. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille adorée, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et jette les bases d’un nouveau monde. La vie de famille ne sera plus jamais la même…

Adapté du célèbre roman de Philip Roth, « American Pastoral » évoque la mélancolie et l’amour inconditionnel d’un père envers sa fille. Bien que le synopsis annonce un drame essentiellement axé sur des enjeux politiques, le film développe des aspects bien intéressants.

On retombe alors sur un ton et une narration très académique pour les débuts d’Ewan McGregor derrière la caméra et on le comprendra. L’approche sur les tensions sociales des années 60, soit la période post Guerre du Vietnam, est nouée par le développement d’une famille en quête d’indépendance. Elle la recherche tant bien sur le plan social que personnel. Ici, la dimension humaine diverge suffisamment en sens afin de d’accorder une pleine réflexion sur une morale bien dépeinte.

Le réalisateur campe l’Américain rongé entre sa satisfaction du rêve qu’il a construit et la réalité des choses. Le personnage de Seymour Levov, dit « Le Suédois », possède des bagages mentaux intéressants. C’est par le biais de sa détermination et son amour pour sa famille que l’on découvre l’univers qu’il fréquente. L’aventure l’amène à côtoyer les sombres passerelles vers la vérité et l’engagement est respecté. Ce qui manque, c’est tout de même une certaine profondeur qui donnerait plus de personnalité. Un vide se fait sentir au niveau émotionnel. Soit il se fait attendre, soit elle n’agit pas toujours comme prévu.

Fort heureusement, la gente féminine répond sur différents fronts. Jennifer Connelly (Dawn Levov) reste impeccable dans son rôle. Mais c’est au sujet de Dakota Fanning (Merry Levov) que l’on retiendra les valeurs du l’intrigue. Elle apporte des notions du Jaïnisme, c’est-à-dire tout ce qui proscrit la violence, mais il va plus loin dans le spiritualisme. Et il est important de souligner de bouleversement religieux, qui prend au fur et à mesure de l’ampleur dans le temps.

Sans toujours rentrer dans les détails, les enjeux s’illustrent essentiellement dans le drame familial. On retient de « American Pastoral » un bon début. On attend ainsi au tournant McGregor vers une ouverture visuelle et plus libéré dans le script.

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