L’histoire de Christian Wolff, un expert-comptable dans le civil qui est en réalité à la solde de la mafia. Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l'aise avec les chiffres qu'avec les gens. Expert-comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti-criminalité du ministère des Finances s'intéresse d'un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d'une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l'escroquerie, les cadavres s'accumulent…

L’histoire de Christian Wolff, un expert-comptable dans le civil qui est en réalité à la solde de la mafia. Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l'aise avec les chiffres qu'avec les gens. Expert-comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti-criminalité du ministère des Finances s'intéresse d'un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d'une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l'escroquerie, les cadavres s'accumulent…

Gavin O’Connor maîtrise son casting à la perfection. En revanche, on ne peut pas en dire autant de ses qualités scénaristiques qui s’effrite dans cette dernière œuvre.

On aura beau discuté autour du rôle monotone de Ben Affleck (Christian Wolff), or ici tout comme dans la surprise « Gone Girl », il se démarque en imposant son style. Son personnage n’est pas gourmand en vocabulaire mais reste expressif en tout temps. Ce côté à la fois hésitant dans son esprit et de l’autre assurant dans ses actes, il parvient à se montrer captivant. On ne vient pas offrit l’innovation en matière d’action, mais la recette met en valeur ce héros de l’ombre. On a déjà vu le résultat avec « Warrior » et le spectacle était à son comble.

C’est alors au dépend d’une intrigue solide et crédible que le film se prend au jeu de cache-cache. Un simple divertissement qui emploie quelques scènes d’actions afin de rythmer un discours moral sans queue ni tête. Cela dit, le rendu visuel est à régaler d’adepte du genre, où les explosions ou encore courses poursuites ne s’attardent pas à en vendre un déluge d’effets spéciaux inutiles.

O’Connor appréhende ainsi une touche bien dosée en humour, accompagné d’une légère pointe d’émotion. C’est donc via l’intermédiaire de la surprenante Anna Kendrick (Dana Cummings) que l’on recolle la passion manquante dans cet univers niais que nous fait découvrir un Wolff solitaire et perturbé. Malgré sa présence, cette douceur était-elle nécessaire ? Il en va de même pour l’apparition d’un Jon Bernthal (Brax) suffisant et sans matière. Les circonstances font que ces deux personnages ne se marient pas comme le réalisateur le désire. Un choix laborieux aux yeux d’un cinéphile en quête de « passion et d’émotion ». La complexité du personnage ne permet donc pas une exploitation correcte de ces caractères qui peuvent découler de relations, dont le spectateur apprend vite à décoder.

Au final, Mr Wolff se montre décisif dans des intentions prometteuses, mais ne développe pas tout son potentiel. Il prend néanmoins le temps et beaucoup de soin à répondre à l’écriture d’un héros, afin de divertir un spectateur aux premières loges dans une mise en scène qui rime avec diversion.

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