Les aventures de Max et Léon, deux amis d'enfance fainéants et bringueurs, qui tentent par tous les moyens d'échapper à la Seconde Guerre mondiale.

Les aventures de Max et Léon, deux amis d'enfance fainéants et bringueurs, qui tentent par tous les moyens d'échapper à la Seconde Guerre mondiale.

Fidèle à l’humour du Palmashow, les fans de la première heure seront exaltés. Un des piliers du projet rime avec Jonathan Barré, producteur, réalisateur et acteur des fameux sketches TV « Very Bad Blagues ». Il revient alors à la réalisation d’un long métrage qui aura bien su camoufler ses petits chapitres pour éviter de sombrer dans le format télévisé, de temps en temps. Il scénarise alors tout une intrigue comique au centre de la seconde guerre mondiale. Et ce thème génère automatiquement des pathos que l’on s’accordera à appréhender avec des pincettes.

On nous apporte alors des références pompeuses de « La Grande Vadrouille », « Il Faut Sauver le Soldat Ryan », « Papy Fait de la Résistance » ou encore « On a retrouvé la 7ème Compagnie » pour ne citer qu’eux. On s’immerge assez facilement dans l’univers d’époque, tout en ayant du recul sur le genre suggéré.

On met alors en scène le célèbre duo Max et Léon, respectivement campé par David Marsais et Grégoire Ludig. Et encore une fois, les habitués sauront à quoi s’attendre venant de leur personnalité aussi déjantée que divertissant. La surprise sera tout de même au rendez-vous pour des moments bien gâtés en rires sincères. On en trouve peu, parfois facile, mais on en trouve.

Ce qui est intéressant, c’est de constater le contraste avec le format web qui revient si souvent en tête. Or, le rythme fait bien son boulot en jouant sur des apparitions de toutes sortes. Lambert, Farcy, Pinon, Cohen, Poulpe… et la liste est longue, apporte ainsi une véritable avancée ou rebondissement dans l’intrigue. On ne se contente pas de nous vendre un caméo peu subtile et négligeant vis-à-vis du scénario. L’originalité ne sublime pas mais on trouve tous son compte pour s’autoriser à passer un bon moment.

Après tous ces efforts, après le fastidieux « Pas Très Normales Activités » porté par un Norman Thavaud peu convaincant, nous nous accorderions à accepter de nouveau l’espoir de voir un jour le format du web naître dans le 7ème Art. A noter que « Les Dissociés » réalisé par le Golden Moustache, encourage également cette logique.

C’est pourquoi « La Folle Histoire de Max et Léon » mérite, à juste titre, d’être découvert et considéré comme le bonus de longues années de discrétion, par des cinéphiles ou amateurs d’humour simplet sur un écran où les enjeux entrainent les meilleures discussions sur le sujet.

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