Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy… John remonte la piste de Iosef jusqu’à New York. Un ancien contact, Aurelio, lui apprend que le malfrat est le fils unique d’un grand patron de la pègre, Viggo Tarasof. La rumeur se répand rapidement dans le milieu : le légendaire tueur cherche Iosef. Viggo met à prix la tête de John : quiconque l’abattra touchera une énorme récompense. John a désormais tous les assassins de New York aux trousses.

Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy… John remonte la piste de Iosef jusqu’à New York. Un ancien contact, Aurelio, lui apprend que le malfrat est le fils unique d’un grand patron de la pègre, Viggo Tarasof. La rumeur se répand rapidement dans le milieu : le légendaire tueur cherche Iosef. Viggo met à prix la tête de John : quiconque l’abattra touchera une énorme récompense. John a désormais tous les assassins de New York aux trousses.

David Leitch et Chad Stahelski sont des cascadeurs et de bons coordinateurs renommés. Ils se sont lancés dans la folle aventure de la réalisation avec l’antihéros « John Wick » comme moteur, et il faudra avouer l’efficacité de la chose.

On retrouve ainsi Keanu Reeves, toujours d’appoint. Après une intense préparation, le résultat bluffe. Il rattrape rapidement l’échec de « 47 Ronin » et fonce dans une vengeance meurtrière. Il aura fallu de peu pour nous intéresser au cas de l’ex-tueur à gage, celui qu’on envoie tuer le croque-mitaine. L’introduction propose des séquences lourdes et sombres que l’on aurait apprécié voir développer davantage. Cependant, cette courte description vient rapidement se briser face à des sbires trop naïfs et trop prévisibles. Les réalisateurs réutilisent bien les codes du genre d’action pur. On nous fait bien comprendre que Wick n’est pas en quête de rédemption, il revient dans le circuit de force et nous suivons pleinement les dégâts d’un chien enragé.

Surestimé en de nombreux points, on ne pourra nier les chorégraphies hautement efficaces. Le cadrage séduit, tout comme le son des balles qui s’échappent de leur canon. Tout est fait afin que l’on puisse ressentir l’impact de chaque coup que Wick donne ou rend à ses adversaires. Avec beaucoup de professionnalisme et de classe, le duo cascadeur nous suggère un divertissement de qualité, sachant cette discipline tellement éprouvée. De plus, Tyler Bates et Joel J. Richard composent une bande-son de qualité, à l’image de l’anti-héros inarrêtable.

On introduit alors rapidement le Continental, lieu de neutralité où les contrats sont conclus. On revient souvent sur la caricature mafieuse sans approfondir davantage. On se concentre sur les soucis de Wick et quelques personnages secondaires viennent alléger une lecture, parfois en manque de rythme. On pense de suite à Marcus (Willem Dafoe) à qui on ne laissera pas le temps de s’exprimer. Il soumet une prestation correcte mais reste sacrifier dans l’intrigue. Le chant Viggo Tarasov (Michael Nyqvist) remonte légèrement la pente mais l’on sent trop de retenu dans l’appréciation du personnage. Bien qu’il évite la vulgarisation stéréotypée du russe, il ne reste pas moins plat et hérite d’une narration de la même trempe.

Le studio Metropolitan FilmExport a de suite constater le potentiel de « The Raid » à l’autre bout du monde et il n’a pas bronché pour développer sa propre franchise. Sur ce point, John Wick se démarque par bien des aspects, mais le film survole énormément de profondeur qui lui aurait éviter une si grande linéarité dans le scénario. En revanche, la violence est au rendez-vous et on n’obtiendra pas davantage pour le moment.

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