L'histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

L'histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Troisième réalisation pour Denzel Washington près de 10 ans après « The Great Debaters » (2007) et plus encore avec « Antwone Fisher » (2003). Il revient alors à la charge d’une adaptation d’une pièce de théâtre répondant au même nom.

Pour commencer, ce « film » a un problème. Le huis-clos est tenté d’être dissimulé mais en vain. Le souci vient de l’adaptation qui se veut (trop) théâtrale par moment. La différence avec le cinéma, c’est que l’on choisit les plans, les personnages et les discours à montrer au spectateur. Au théâtre, libre à ce dernier de suivre l’évolution d’un individu ou sur l’ensemble de la scène. Ici, l’apparition et la prise de parole des acteurs reste parfois dépourvues d’émotion, alimentées par des longueurs sans intérêts. Les protagonistes répondant aux noms de Jim Bono et Gabriel sont le parfait exemple de ce constat. Ils se présentent dans le rôle d’interlocuteur, ni plus ni moins. Il en va de même pour certains objets dont on se contentera s’apercevoir afin de marquer des transitions peu emballantes, mais l’effort est à souligner.

De plus, le scénario peut sembler être une redite des œuvres passées, convoquant les mêmes sentiments de culpabilité et de responsabilité. Et c’est pour Denzel, noyau de ces débats familiaux, que l’on vient partager et discuter de sa vision des choses. Troy Maxson, le personnage qu’il incarne, est d’une dureté tout ce qu’il y a de plus brute. Rongé par l’insatiable désir de protéger sa famille, il tend d’apprécier la vie et de transmettre la richesse de son expérience.

Entre sa femme Rose (Viola Davis) et ses fils Cory (Jorvan Adepo) et Lyons (Russell Hornsby), se tissent alors des liens complexes, ne reposant que sur un détail du contexte initial. Chacun recherche une reconnaissance paternelle mais dès lors que l’intrigue change de registre, on perd le fil et on revient à une dure réalité. La position de Troy est de confronté l’envie et le devoir. Entre les deux, le besoin subsiste pour nous démontrer que les « barrières » de Troy entraine une histoire bouleversante.

Mais en somme, « Fences » est surestimé étant donné le contexte politique et morale qui frappe l’Amérique. La situation sociale est le support que l’on attendait, elle est présente et nous sentons le poids des mots. Les erreurs d’une vie semblent pardonnables mais reflètent le véritable sentiment d’une personne. Le film s’attarde sur ce point et réussi à émettre son discours, malgré quelques confusions techniques.

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