Drive

Publié le par Jeremy Chommanivong

Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

Nicolas Winding Refn est compliqué ! Il a beau faire la parité chez les cinéphiles, il ne reste pas moins un réalisateur d’exception. Porté par la sublime trilogie Pusher, l’injustifié Inside Job et le biopic Bronson, sa filmographie soulève clairement une touche particulière pour la mise en scène.

Il s’agit de tout ce dont une œuvre de James Sallis avait besoin pour profiter d’une véritable lecture émotionnelle. La tension qui règne confirme l’atmosphère, lourd et impitoyable où l’intrigue s’engage.

Il aura fallu attendre la formation d’un duo, créant la parfaite symbiose. Ryan Gosling remplit cette tâche au volant de son jeu d’acteur charismatique. Le défi était pur et simple : sublimé par le silence narratif. Et c’est tout gagner avec un atout majeur, un talent dans ce domaine. Le mettre à profit dans un contexte fermé fut surprenante, mais au final, le bluff s’est révélé payant et efficace.

Par ailleurs, ces deux hommes ne sont pas les seuls à pouvoir découvrir une innovation de notre part. Carey Mulligan (Irene) et Bryan Cranston (Shannon) profite de notre intérêt pour s’illustrer et s’affirmer. Cependant, le bon second rôle revient à Albert Brooks. La surprise est à son comble et nous invite à se satisfaire de cet élément clé et maîtrisé dans une narration. Elle qui prend son temps, tout son temps pour laisser à la fois la poussière à contempler et sa flamme animatrice.

Tous ces protagonistes martèlent un grand coup de théâtre sur la scène du classicisme.

Et nul n’aura échapper à la bande sonore enivrante tout droit sorti des années 80. Ces quelques notes de partitions ont permis l’immersion parfaite. On le dit souvent, mais la composition musicale et visuelle sont souvent négligés à tort. Ce film offre la possibilité de se faire apprécier en insistant sur ces points, un jeu de regard et d’écoute pour une ambiance propre.

Malgré la division qui règne autour du metteur en scène, à l’unanimité, nous écoutons et récompensons son « Drive » pour le travail artistique que l’on n’attendait pas !

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