Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d'alibi. Avec Augustin son associé, et Medhi son nouvel employé, ils élaborent des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. Mais la rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients...

Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d'alibi. Avec Augustin son associé, et Medhi son nouvel employé, ils élaborent des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. Mais la rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients...

Depuis « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », qui ne sort pas gagnant sur tous les points, la comédie française stagne dans une spirale redondante en bêtises. Ce qui diffère, ce sont les supports. Il s’agit de l’outil d’illusion et de manipulation qui cloisonne le spectateur amateur, face à des singeries dont la recette est déjà connue et reste appréciable à une certaine dose. Ici, « Alibi.com » ne fait pas exception. Ce n’est pas le premier ni le dernier dès lors, mais il serait judicieux d’en prendre conscience avant de se lancer tête baissée en salle en échangeant des fous rires, si l’on y parvient.

Philippe Lacheau ne puise pas bien loin dans ses ressources depuis le succès de « Babysitting ». Nous aurions espéré un meilleur traitement du genre qui s’offre à nous ici. La trame de fond est séduisante, mais n’a servi qu’à introduire des sketches d’un style déjà identifié.

Il nous surprend moins en utilisant des situations comiques, rythmées par un humour simplet et sur commande. Le dosage laisse donc à désirer lorsque l’on ne sait pas où le film nous amène. Nous avons du mal à nous engager à la fois les courtes scènes de développement et les rebondissements que l’on croise un peu au hasard. Ils apparaissent soit par intérêt du réalisateur et de sa troupe, émiettant quelques clins d’œil au passage, ou bien ce n’est là que pour la bonne volonté d’offrir des blagues à gogo touchant plusieurs goûts humoristiques.

Cependant, on tourne (trop) souvent dans l’obscène alors que la base vient des mensonges et subterfuges créatives. Ce n’est pas tant leur présence qui dérange, mais il s’agit de la mise en scène qui les amène à exister. Les comédiens savent très bien de quoi il en résulte. Leur personnalité concorde avec des rôles qu’ils prédominent dans leur carrière en général. Encore une fois, pas de surprise.

On insiste alors sur un contrat d’alibi qui s’effrite au fur et à mesure. Les protagonistes s’adaptent ainsi pour convaincre leur moitié. Quelques passages auront le mérite de satisfaire de bonnes péripéties comme on les aime, et mention spéciale au dénouement flirtant avec l’espoir de ne pas sombrer en permanence.

En somme, le film n’est ni mauvais, ni une réussite. Par son manque d’originalité, il n’a simplement pas su trouver l’équilibre parfait entre la comédie et la morale centrale à l’histoire, qui s’y trouve fortement confus.

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