Tu Ne Tueras Point

Publié le par Jeremy Chommanivong

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.  Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer. Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Patriotisme et Religion sont les piliers des derniers œuvres du Mel Gibson derrière la caméra. Rien d’étonnant si l’on observe son parcours très héroïque. L’exemple qu’il reprend ici est sans prise de risque, dans le sens où l’objecteur de conscience sur lequel il se base pose tous les problèmes liés à son engagement et son intégrité dans un conflit aisément qualifiable sauvage.

C’est pourquoi le célèbre Desmond T. Doss, campé par un Andrew Garfield aux airs dociles et poétiques, représente tout un certain hommage. Son combat psychologique pour lui, sa famille et ses camarades est mis à l’épreuve du sang et de la patience. Bien que cette justification provienne d’un sentiment familial modeste et peu convaincante dans la forme, le fond reste pertinent et cohérent avec ce qui suit.

Après avoir creusé son parcours parmi les divers raisons morales et sociales, le jeune soldat prouve la véracité de son implication dépassant même le religieux qui se rattache à lui. Gibson nous sert alors la douleur d’un champ de bataille qui gronde d’un réalisme visuel et sonore, très poignant. L’illustration de chair et de sang sacrifiés rompt momentanément avec la nature du projet et le choix d’un soldat Doss au sein d’une telle fureur. On acte pour un héroïsme hors du commun, enjolivé par sa touche universelle. Car oui, il n’oublie pas le point de vue de l’assaillant ici et il provient essentiellement du ciel. Toutefois, un plus pour les Américains qui enrôle toute cette prouesse dans leur rang. Il n’y avait qu’Eastwood pour mettre en scène la manœuvre complémentaire.

Tout est ramené au soldat, remettant en doute son devoir malgré lui, comme tout à chacun qui se trouve innocent dans l’âme. Le massage reste patriotique comme annoncé. La vision extérieure d’un des pays libérateurs est difficilement abordable dans un sens.

« Tu Ne Tueras Point » (Hacksaw Ridge) évoque ainsi, par ce titre, la conscience d’une guerre qui a déjà trop duré et où ses plaies nécessitent un soin d’urgence.

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