Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.  Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

On sort du postulat des Comics depuis un second volet d’Avengers assez chaotique. Le résultat est tout de même à déplorer ici, pour d’autres raisons.

Tout porte à dévoiler une trame enfin sombre, enfin sérieux chez le Marvel Universe. « Civil War » évoque dans son nom même l’anarchie dans les rangs des héros, au cœur du récit. La dimension humaine n’a jamais été aussi proche d’être exploité à sa juste valeur. Malheureusement, le film ne s’assume pas entièrement et laisse derrière lui un dénouement trop propre pour ce qu’il avait à nous démontrer.

Les frères Russo restent intimement lié au destin du Captain, que l’on ne retrouve pas du tout en solo dans cet opus, dense en nouveauté. Au même titre que la plupart des films inter-Avengers, ce dernier alimente la prochaine réunion avec l’arrivée de Black Panther (Chadwick Boseman) et de Zemo (Daniel Brühl).

Le héros se dévoile rudimentaire et fait l’objet d’une introduction efficace. Contrairement à ce que le schéma classique le veut, le prince Wakandais ne jure que par la vengeance. Reste à attendre sa prochaine aventure solo où nous pourrions découvrir un T'Challa démasqué et noble dans l’âme. Ce n’est pourtant pas vraiment le cas du méchant qui hérite du déluge de l’Ere d’Ultron. Il reste cependant justifié, mais seul son âme est mise à l’épreuve. Son corps n’est ici que pour afficher une détermination aveugle en une justice élémentaire.

SI on s’arrête un instant sur Crossbones, l’inconditionnel ennemi du Captain dans les comics. Son apparition n’est que gâchis, prouvant que de multiples scènes ne font que meubler un ensemble lourd à supporter. Et il n’est pas le seul à subir la remarque. Quant au nouveau Spider-man (Tom Holland), fraîchement acquis par le studio, il reste monotone sur des apparitions trop longues, alors que son aventure solo se profile à grand pas.

Partant de ce nouveau postulat, le film transite constamment entre la touche comique et le drame familiale au sein des Avengers. On prend le temps de poser le problème le mais on sent clairement un film précipité par le retour de héros, ayant besoin qu’on les réintroduise un minimum. On ne peut pas tous les aborder, cela serait une perte de temps… Cette mentalité frôle ainsi le film bâclé dont on substitue les défauts par ces scènes d’action, d’humour et de références faciles. Rien à redire sur le travail artistique, la photographie tient ses promesses, mais la seule chose à noter est le fond de cet affrontement.

Tony Stark et Steve Rogers prennent alors l’ascendant sur leurs collègues, remettant en cause le libre arbitre de colosses imprévisibles. Le Soldat de l’Hiver est le noyau de cette division, sui aura fait sa part. La leçon semble porter ses fruits mais avec le recul nécessaire, on se rend compte de la banalisation du projet contre le bouleversement attendu.

« Captain America : Civil War » est le gros boost de la phase 3, souffrant d’une mauvaise gestion de son casting gourmand et de son manque d’engagement sur les valeurs qu’il tend à nous faire comprendre.

Retour à l'accueil