Sausage Party

Publié le par Jeremy Chommanivong

Interdit aux moins de 12 ans Une petite saucisse s'embarque dans une dangereuse quête pour découvrir les origines de son existence...

Interdit aux moins de 12 ans Une petite saucisse s'embarque dans une dangereuse quête pour découvrir les origines de son existence...

« Face à la polémique qu’il engendre aisément chez des parents « irresponsables », je ne peux que défendre le point de vue du film, qui en soi, est nullement fautif. Oui, le film se veut exploiter une trame allant du trash à la pornographie. La limitation actuelle ne reflète pas le bon côté des choses, et ce n’est certainement pas recommandable ni même diffusable d’âmes innocentes, certes. Mais il incombe à chacun de se renseigner avant d’aller voir un film (car j’ai eu vent d’établissement qui le laissait pour tout public), même si cela est une animation. Ce genre n’illustre en aucun cas de la tendre poésie visuelle ou encore une voie éducative par le script, non. Maintenant que tout est clair, commençons. »

Voilà une surprise venant de Conrad Vernon, qui a contribué à la réalisation du fabuleux Shrek 2 ou encore du fastidieux Madagascar 3.  Greg Tiernan l’accompagne alors dans un délire qui s’assume de bout en bout, se réservant un divertissement hautement perturbant si on est mal placé pour ouvrir son esprit d’observation. Il n’y a plus que cela à faire, car la réflexion est prohibée par le noyau du projet, qui s’annonce flou, comme s’il s’était lui-même shooté son « idéologie ».

On l’aura compris, la forme d’humour touche le fond du divertissement hardcore. C’est appréciable par certains, alors que d’autres ne broncheraient absolument pas. Mais ce que le film aborde, hormis l’obscénité (très récurrente), la bouffe et donc l’obésité ou la drogue, ce sont des sujets d’actualités, à notre grand désarroi. Ce sont des éléments très sensibles que l’on incite à pardonner par le rire. Cette formule est basée sur l’autocritique d’une société rêveuse qu’est l’Amérique.

Cela reste créatif et très structuré. C’est pourquoi les principales louanges s’arrêtent au niveau de cette harmonie vulgaire. A comparé avec South Park, il y a une différence de mise en scène, bien que l’on se place au même niveau d’humour ou d’obscénité. De la retenu ? Uniquement pour quelques subtilités que l’on s’accorde à être parfois rabaissant ou totalement déjanté.

Au final, le film est étonnamment bien réalisé, malgré l’aspect délirant, parodiant son propre style de comédie.

 

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