Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

Nous avons ici un spécimen rare, nous offrant certainement l’un des meilleurs films de l’année (si ce n’est le meilleur, à suivre) ! Et pour ne pas choquer les puristes, on parlera « d’infectés » dans la suite.

Tant d’éléments sont réussis et on le doit à cet homme, Sang-Ho Yeon. Il s’agit de son premier long-métrage en live, mais en regardant de plus près, les infectés ne lui sont pas inconnus. Le travail de mise en scène est d’un challenge de qualité et il l’a surmonté.

L’animation des infectés ne sont pas tous d’un réalisme déconcertant, mais la tension horrifique qui les font bouger sont la clé d’un visuel exceptionnel. Le gore est écarté, ne limitant pas non plus les gouttes de sang versées, cependant tout est calculé et dans la forme, c’est très « propre ». On plonge ainsi dans de l’action pur et dur. L’angoisse vient combler notre visionnage après avoir posé chaque protagoniste.

Tous ont un sens ici, rien est à écarter, car des enjeux sociaux sont observables. On pourrait alors comparer quelques exemples avec ce que le fond de Walking Dead nous offre, mais notons que tout est réunis en moins de deux heures de visionnage. La politique dans l’histoire est dans l’engagement devant le fastidieux World War Z. Ce dernier a trop voulu développé une intrigue secondaire quant à ce qui se passait réellement dans le monde. Ici, le coréen a préféré se pencher sur les individus concernés, au plus proche du frisson d’un huis-clos très élégant.

Les personnages, bien qu’ils soient stéréotypés au départ, empruntent un parcours loin d’être linéaire. On effectue une critique d’individus omniprésent dans une société Une attache se fait pour ces derniers qui s’adaptent à une situation de crise. Le côté humain ressort pour ne laisser que la survie à laquelle s’accrocher.

Tout est dynamique, après le démarrage par frénésie. Les transitions sont parfaitement bien menées pour crédibiliser le sentiment d’horreur, bien qu’on l’évite subtilement dans sa forme singulière.

Le cinéma coréen prend ainsi la forme d’une claque visuelle que l’on attendait, alors que des scénarios du même genres nous ont été balancés juste pour un divertissement sans émotions.

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