Dans cette nouvelle aventure, Batman aura bien besoin de son audacieux partenaire Robin, juché sur sa fringante moto turbo. En effet, le glacial M. Freeze fait régner une vague de froid polaire sur Gotham City avec la complicité de la belle et vénéneuse Poison Ivy, au baiser mortel et aux formes sinueuses, qui rêve de soumettre le monde au pouvoir des femmes-fleurs.

Dans cette nouvelle aventure, Batman aura bien besoin de son audacieux partenaire Robin, juché sur sa fringante moto turbo. En effet, le glacial M. Freeze fait régner une vague de froid polaire sur Gotham City avec la complicité de la belle et vénéneuse Poison Ivy, au baiser mortel et aux formes sinueuses, qui rêve de soumettre le monde au pouvoir des femmes-fleurs.

Joel Schumacher poursuit sur la lancée d’un Batman Forever décevant… vers un Batman Et Robin encore plus traumatisant…

L’âme de l’univers est de nouveau remise en cause dans ce volet grotesque. Il est rempli de références hasardeuses de l’univers, ce qui plait. L’immersion dans un Gotham ravagée et presque inactive pourrait avoir une certaine cohérence au récit. Cependant, la paresse d’écriture montre qu’on a franchi un cap nécessaire pour se rendre compte d’une chose : l’épisode de trop.

Passons à la source de nos soucis, les acteurs et leur mise en scène. George Clooney campe un Batman peu convaincant temps dans le charisme et les punchlines dignes d’un Clooney irrespectueux de son rôle. Il en va de même pour Bruce Wayne qui sourit à tout va sans jamais comprendre l’intérêt de certaines situations, pour la plupart d’ampleur dramatique. Il en va de même pour son acolyte Chris O'Donnell, un vieux Robin sans amélioration.

Au passage, ces costumes ne sont vraiment pas des plus présentables. A contrario, celui de Mr. Freeze est très intéressant. Il a du potentiel mais non, il a fallu qu’Arnold Schwarzenegger stéréotype davantage son personnage de façon pathétique qu’il ne l’est déjà dans sa personnalité déjanté mais non fidèle à ses convictions. On en tirera un lot d’incohérence dantesque quand on réfléchit aux possibilités narratives. Ajoutons à cela une touche d’humour « carambar », malheureusement omniprésente.

Uma Thurman pour finir, elle rentre dans le même registre que le « glaçon ». Poison Ivy devrait incarner la beauté naturelle… elle devrait. On la trouve ainsi sous-exploitée car son pouvoir aurait mérité une bien meilleure utilisation face à des gentils un peu trop naïfs. On s’attendait à du spectaculaire qui semble être gâché par des faits incompréhensibles.

Ce n’est pas pour marquer une contre-performance de ces acteurs. Ils ont prouvé par le passé qu’ils ont un point commun sincère et prometteur pour leur rôle respectif. Or, ce n’est pas ce que le public attendait, ce que les fans attendaient…

Et pour Batgirl ? Aussitôt arrivée, aussitôt oubliée. Alicia Silverstone a profité d’une apparition éphémère, sans grand réel intérêt. Le casting est déjà assez chargé, une inconnue supplémentaire ne suffit pas à faire pencher la balance, intégralement déséquilibrée.

Malgré tout, on peut trouver une pointe de lumière dans ce chaos. Elliot Goldenthal nous a légèrement remanié la bande son qui a été l’atout principal pour faire passer le visionnage au divertissement qu’il était censé représenté. Quelques scènes ont également le mérite d’être cité, mais ce serait bien trop court et peu instructif. Le rendu visuel est encourageant mais ne s’engage pas plus loin dans la rigueur.

Schumacher portera à jamais ce flambeau vide d’émotion dans une franchise qui méritait un meilleur destin qu’une implosion totale. Batman Et Robin est un épisode qui a tenté de corriger les fautes passées. En échange, il a confirmé ce manque de rigueur structural et narratif qui fait la fierté de DC Comics, puisant dans l’aspect cartoon, inutile après maturation d’un Forever flirtant avec ces notions.

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