À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

Avant d’entamer l’analyse, n’oublions pas qu’il s’agit d’un point de rupture que Tim Burton entreprend en adaptant une œuvre de Ramson Riggs (2011). Ce qu’il faut d’entrer de jeu apprécier, c’est de se régaler devant un style polyvalent qui harmonise les genres et rend hommages à des spécialistes visuels. Obligation ou réelle implication ? A nous d’en juger !

Pour commencer, l’écho à la réalité n’est pas une marque de fabrique innovante, on y a tous déjà goûté un moment ou un autre. « La différence » est ce qui nous définit, mais la guerre départage cette notion en mettant en avant la discrimination d’un point de vue sociale. Et pour appuyer cette hypothèse, les boucles de du temps et autres inversions temporelles ont regagné le touché du réalisateur. Ce qui nous offre une multitude d’interprétations et de possibilités scénaristiques.

Chaque acteur tient son rôle à merveille, sauf peut-être ce petit Asa Butterfield (Jacob) peu expressif et surjoué dans l’évolution du personnage. Sa place centrale prend rapidement de « l’énormitude » dans sa manière d’aborder les relations avec les autres particuliers. Et c’est un point à souligner car au final, il ne pèse pas son implication par son jeu d’acteur monotone. Et bien qu’Eva Green en Miss Peregrine soit très souvent victime de cette dernière observation, ici, elle arrive à se rendre excentrique et attachante malgré la place secondaire qu’elle occupe.

Pour Samuel L. Jackson en revanche, ce rôle rendra les amateurs perplexes sur le véritable rôle du méchant qu’il campe en mode « babacool ». Pourquoi pas ! La recette fait son effet bien autour du divertissement visuel.

Ce qui aurait pu néanmoins être plus approfondi, ce sont les ruptures soudaines de la routine familiale qu’entoure Miss Peregrine et ses protégés. Autrement, l’univers présenté fait office d’une cage où ils resteront à jamais enchainés si on y réfléchit bien. Ils manquent de présence en dehors de leur introduction trop thématique. L’arrivée de Jacob permet cette rupture mais à son apogée seulement. Ce que je cherche à dire, c’est qu’on laisse trop à l’écart ces particuliers qui ont tant à démontrer moralement, à présent que nous connaissons leur compétence.

Ce que l’on aurait également pu éviter, c’est la reprise narrative pour expliciter des actions qui le sont déjà suffisamment… On admet bien le cadre familial, cependant tous ces petits détails donnent des longueurs affligeantes qu’on aurait pu épargner en dépit de ces dernières suggestions narratives.

Mais trouvons des bons points et il y en a. Du Stop-Motion en live faisant directement hommage à Ray Harryhausen, père fondateur des effets visuels dira-t-on., rendant également hommage à « Jason et les Argonautes » que les fans apprécieront. En résumé, Burton s’est libéré de son style en associant uniquement ce qui lui plait dans ce film. Une œuvre qui ose effrayer la jeunesse par la métaphore de leur cauchemar, de créatures que l’on soit seul à pouvoir distinguer et à combattre. Mais le plus subtile dans tout cela reste la performance acquise en trouvant le bon compromis entre l’élan familiale et la trame naturel et sombre de l’histoire.

Enfin, Burton aura raison de la jeunesse et de ses suiveurs à l’esprit ouvert aux suggestions d’évolution. Un défi remarquable qui n’induit pas d’horreur mais seulement de la frayeur puisée dans la racine de nos cauchemars. Au final, il nous a servi des particuliers savoureux dont on le considèrerait également membre de cette fantastique communauté.

Retour à l'accueil