Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…

Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…

Jodie Foster confirme son apprentissage derrière la caméra ! Money Monster est le parfait exemple, mêlant le thriller et le suspense, avec une légère touche personnelle. On obtient alors un film équilibré et riche en surprises !

Ce que nous offre le film n’est pas tant dans la moralité, mais il puise toutes ses forces dans sa compréhension. D’accord, on peut débattre sur les informations filtrées lors d’une émission, des personnes qui profitent du système au profit d’innocents crédules, de toutes sortes de spéculations… mais rien de l’on ignore encore. L’envers du décor nous est offert pour mieux appréhender le point de vue de chaque protagoniste. Chaque caméra et chaque appareil sont à la fois les yeux de tous les spectateurs et ceux qui sont extérieurs au plateau de Money Monster. De ce fait, les spectateurs en tire un thriller baby-sitté par de merveilleux acteurs.

Commençons dans le charisme avec George Clooney, dont la réputation n’est plus à refaire. Ce qui est ironique, c’est qu’il se doit de tenir un rôle d’artiste avant de « personnifier » son caractère, et sa conscience. On reste dans l’idée d’une publicité dont elle fera l’objet d’une enquête.

A ses côtés, Julia Roberts est discrète mais maintient l’attention et le rythme du film à son comble. Elle incarne ici la raison et la persévérance marquant un retour à l’écran correct. Ceci malgré un manque d’évolution distincts sur ses derniers rôles.

Un scénario et une mise scène bien linéaire s’ensuit, où chacun est libre de se prendre au jeu. Le film a droit à son lot de frissons et de tension. Bien que la scène les personnages suggère un huis-clos, la scène que nous observons est tout bonnement publique. De quoi exposer, identifier et analyser les points forts et les faiblesses de chacun à l’antenne. Cela n’a l’air de rien, mais le film réussit parfaitement à nous faire comprendre l’impact de ce qui est à la fois vu et vécu sur l’écran.

Les médias sont encore sous les projecteurs et la narration permet l’identifier la menace de ce fléau. Bien que cela ne soit pas toujours réciproque, le dénouement dénote que le jugement d’un individu ne peut changer la donne face à de puissants réseaux. Le réalisme de Jodie Foster aura ainsi raison de l’actualité, constamment remis en question depuis l’ère du screening.

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