Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

The Nice Guys

Après un magnifique « Kiss Kiss, Bang Bang », un troisième volet d’Iron Man qui ne déçoit pas pour autant, Shane Black revient dans un western urbain bien maîtrisé et très divertissant.

Cela fait déjà plus de 20 ans que la plupart ont laissé les scripts de bons vieux films d’action et de divertissement des années 80-90. The Nice Guys met en scènes des héros des temps modernes dans un complexe de situation entre la culture pop Hollywoodienne d’antan et sa nouvelle vision d’aujourd’hui.

Pour ne pas parler d’enquête à proprement parlé, le film tient un ton assez vague dans l’intrigue mais supporte tout son fardeau sur les héros. Car oui, le duo que forment Ryan Gosling et Russel Crowe est un régal. C’est au détriment de l’originalité que nos yeux sont rivés sur les différentes situations, certaines bien riches en humour. Amenés par petites doses, signalant souvent une autocritique de la société, le spectateur sera satisfait de passer de bons moments à s’évader dans cette aventure alléchante.

Je reviens sur ce que j’ai dit un peu, plus tôt ! « Peu original » que dis-je ? C’est l’effet qu’engendrent les stéréotypes redorés. Bien entretenu pour la plupart, on les remarquera à peine ou on les échangera contre un rire ou un sourire bien cru. Et c’est maintenant que l’on parle de la mise en scène ! Grandiose et follement efficace, le film repose sur de l’action et des dialogues secs et bien coordonnées. Que ce soit au niveau du décor ou de l’ambiance, l’époque est bonnement reconstituée. L’intrigue s’axe alors sur l’ère industrielle de l’automobile Américaine et les débuts du cinéma pornographique.

C’est là que Black joue son atout premier, un scénario rythmé et implacable. La narration « old school » est de rigueur, car le meilleur des polars s’inspire des grands. Le mariage parfait entre l’acquisition des informations, l’évolution des personnages et la fine touche d’humour font que l’histoire centrale libère divers rebondissements bien travaillés.

Subtile et hilarant, The Nice Guys aura raison de vous pour le meilleur et pour le pire, tout en sonnant un air de funk attitude porté par un duo épique !

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