L'inspecteur Lee est un des fleurons de la police royale de Hong Kong. Sa placidité ne laisse rien soupçonner de son génie des arts martiaux. Agée de onze ans, la fille du consul de Chine aux Etats-Unis fut son élève préférée, il en était le garde du corps, il en est resté le meilleur ami. Lorsqu'elle est enlevée par les hommes d'un maître du crime, qui a jadis abattu son coéquipier, Lee saute dans l'avion, bien decidé à retrouver la fillette et à chatier ses ravisseurs. Seulement le FBI ne veut pas être dérangé dans son enquête par un étranger.

L'inspecteur Lee est un des fleurons de la police royale de Hong Kong. Sa placidité ne laisse rien soupçonner de son génie des arts martiaux. Agée de onze ans, la fille du consul de Chine aux Etats-Unis fut son élève préférée, il en était le garde du corps, il en est resté le meilleur ami. Lorsqu'elle est enlevée par les hommes d'un maître du crime, qui a jadis abattu son coéquipier, Lee saute dans l'avion, bien decidé à retrouver la fillette et à chatier ses ravisseurs. Seulement le FBI ne veut pas être dérangé dans son enquête par un étranger.

Les buddies movies sonnent la charge en cette fin de millénaire. Les comédies qui en résultent sont nombreuses mais ne régalent que partiellement le spectateur, minimum cinéphile. Mais pour son second long-métrage, Brett Ratner propose un divertissement plutôt rafraichissant, jouant sur les chocs de cultures. Mêlant un soupçon de Laurel et Hardy, ou encore de « L’Arme Fatale », le spectacle est au rendez-vous.

C’est bien évidemment Jackie Chan et Chris Tucker portent en eux tout le film, incarnant leur personnage respectif, l'inspecteur Lee et le détective James Carter. Le premier imposera son style cascadeur, ainsi que son charisme toujours aussi légendaire. Le second préfèrera l’affrontement verbal pour se mettre à l’abri derrière une confiance qu’il recherche. Dans tous les cas, la mise en scène veut que tout tourne sur un ton purement humoristique. Malgré leur divergence, ils sont amenés à se compléter et avancer en tandem. Pour cela, ils recherchent une part inconsciente en leur opposé. On prend alors un malin plaisir à suivre la démarche, bien que l’on s’intéresse davantage aux quiproquos qui en résulte. Nous n’avons tout simplement pas envie ni besoin de nous prendre la tête à réfléchir. On profite un point c’est tout. Mais ce n’est pas toujours aussi simple…

La lecture de l’intrigue est bien fluide, car allégée de toute tension dramatique par ces gags bien gentillets. Chacun des personnages argumentent leur épisode narratif sur un détail qui les stéréotype. Cela relève souvent de la culture populaire ou simplement du cliché. Outre l’utilisation excessive d’une machine que l’on connait déjà trop bien, on en vient à perdre le fil de l’intrigue. L’enquête en cours devient plus une attraction qu’une mission. Et c’est ce manque de rigueur, sans doute anodin à première vue, qui fait la différence entre un bon film et un film passable. Cette retenue a donc des teintes sur l’appréciation globale, alors que certaines scènes brises l’effet plaisir coupable. Il ne reste que Chan et Tucker pour convaincre la foule de leur duo en forme et imprévisible.

« Rush Hour » reste tout de même incontournable dans la filmographie des deux stars. Il nous tarde de les retrouver, libérés des contraintes qui les liaient. Le divertissement est marqué par des chorégraphies verbales et acrobatiques plutôt simples. On en attend toujours plus, avec autant de souplesse dans le respect des héros, touristes de foire, où qu’ils aillent !

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