Jurassic World

Publié le par Jeremy Chommanivong

Jurassic World
Jurassic World

Un retour aux origines bien spectaculaire ! Colin Trevorrow ne ménage pas la résurrection nostalgique du fameux parc préhistorique. Ce sont ces petits clins d’œil qui vont attirer les cinéphiles et les plus sceptiques au lancement de la séance. Le réalisateur conclut ici un opus unique entre le reboot-remake et l’hommage au visionnaire Steven Spielberg.

Mais attention, on peut aisément se laisser entrainer dans le genre du pop-corn movie. On ne trouve presque rien d’innovant (pour la franchise), ni d’attrayant, si ce n’est que la multiplication d’espèces encore inconnues à l’écran. Les dinosaures se veulent donc plus gros et imprévisible comme convenu, or cela ne respecte pas les codes du précédent film. Et bien que ce ne soit une suite directe au premier opus, la comparaison se fait sans appel…

Chris Pratt (Owen Grady) incarne un personnage bien intéressant. De par sa touche comique, désormais légendaire, il parvient à capter la réflexion nécessaire, séparant ainsi deux espèces dominantes réunies sur une île unique. On cherche ici à mieux cerner le côté amical des dinosaures, sans pour autant négliger l’aspect carnivore et le contrôle génétique de nos jours…

Bryce Dallas Howard (Claire Dearing), quant à elle, fait figure du stéréotype de la femme fragile, évoluant par la suite dans le côté musclé de l’intrigue. La présence féminine aura été très peu exploitée précédemment, mais la façon hollywodienne n’arrange pas plus les choses, hélas… Elle et le reste du casting rajeunit rappel à quel point l’hostilité des bêtes ne peuvent être contenue bien longtemps…

De plus, on a de quoi être déçu de la place d’Omar Sy dans l’histoire, car son rôle, proche du héros devrait lui offrir une meilleure prestation. Gardons cependant à l’esprit, l’honneur d’avoir participé à ce projet.

A l’instar de John Williams, Michael Giacchino arrache de peu son implication pour rendre ce volet épique et nostalgique. Ce serait plus un regret que de renouveler la baguette du grand homme, mais c’est également un honneur d’en avoir l’héritage. Il ne frémit pas sur ses notes pour nous garantir le suspense attendu. De quoi se laisser combler dans ce parc majestueux.

Parlons alors esthétique. Les images de synthèse débordent légèrement la tasse, négligeant le vestige de Spielberg. La fidélité et l’hommage sont rendus au dernier volet, ce qui est un bon point.

En somme, « Jurassic World » ? Il a murit pour une nouvelle génération. C’est devenu le divertissement fantaisiste pour tout public, qui a l’art de relier l’opus mythique à son concurrence direct, ambitieux mais généreux !

Commenter cet article