L'histoire d'une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans.

L'histoire d'une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans.

Pas plus dérangeant que ce que le bouquin nous proposait, l’adaptation de « Cinquante Nuances de Grey » explose peut-être le box-office, au détriment d’une qualité égarée dans la transposition…

Plusieurs points sont à soulever dans l’œuvre de E.L. James (II), mais ce qui nous intéresse ici est ce qu’en fait Sam Taylor-Johnson. Il ne fallait pas s’attendre à rendre toute la fidélité du roman, car l’aspect exagéré du sujet ne fut pas nécessaire dans la démonstration attendue.

On visite ici le domaine et les penchants du richissime Christian Grey (Jamie Dornan). Sa personnalité basée la frontière sadomasochiste n’induit pourtant pas plus qu’il n’y parait dans la « romance » étudiée. Quant à Anastasia Steele (Dakota Johnson), il s’agit de l’étudiante curieuse et passionnée. Attention de ne pas confondre avec la naïveté. Elle promet la figure de la séduisante demoiselle acculée dans un fantasme irréaliste.

Entre ces deux acteurs se tient une mise en scène trop peu accentué sur la psychologie. Ce qui devait notamment être critiqué ici, le jeu du pouvoir en contrôle d’un amour et de la passion…

On retiendra essentiellement l’ascension de la jeune Steele dans un cercle vicieux qu’elle se contente de subir, ceci jusqu’à l’acte de trop. Le sentiment de culpabilité se lie au plaisir.

Mais on enchaine les maladresses scénaristiques, en juxtaposant des illustrations répétitives. Certes, des moments hautement chargés en tension prouvent que l’intensité érotique reste présente. Or, nous attendions toute autre chose parmi la panoplie d’émotions exposée : le fait de pouvoir les ressentir, ne serait-ce qu’un minimum.

Ce n’est pas avec totale aisance et sans complexité que l’on accepte la parade. Le grand point regrettable a été de laisser l’œuvre niais dans son ensemble. « Cinquante Nuances de Grey » expriment la froideur des actes en toute simplicité. Un plaisir, sans doute pour le ton de l’intrigue, qui n’est pas malheureusement pas partager avec le spectateur…

Retour à l'accueil