Au XVe siècle, durant l'ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l'homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d'Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu'il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.

Au XVe siècle, durant l'ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l'homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d'Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu'il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.

Temple des vertus et des disciplines de la nature des hommes, les studios Ghibli possèdent un « Empire » paradoxalement instructif. « Princesse Mononoke » illustre et généralise les erreurs de l’homme sur Terre, vis-à-vis de la nature. Hayao Miyazaki adore percuter par la philosophie et l’applique parfaitement à travers la métaphore guerrière.

Le paysage japonais parle de lui-même. Le décor est essentiellement rural et montagnard, où vivent des « esprits ». Ceux-ci représentent symboliquement la fureur de leurs espèces, d’où leur taille démesurée. Cet aspect accentue le ton de leur souffrance. Les humains quant à eux, empoisonnent leur vie et celle de la nature par la haine et continuent de l’engendrer par la guerre. Ces querelles entre même espèce montrent évidemment l’orgueil de l’homme à se croire au contrôle de tout ce qu’il croise au monde, afin de hisser sa fierté au sommet de toutes les espèces, de même pour la nature qui ne dépendrait que de sa volonté.

L’œuvre semble alors tenir un discours moral et très métaphorique. Ce qui est le cas. L’apport du fantastique ne néglige pas l’image du monde que nous connaissons, dégradé par l’homme. Or, l’adaptation induit également un divertissement complet en action, en réflexion et en émotion. L’univers de l’animation japonaise permet d’élargir cette dimension, cette gamme d’idées à exploiter tout en restant cohérent avec le présent.

C’est une pleine transition dans l’âge du Fer que se résument les conflits. Au milieu cela, le jeune Ashitaka est à la recherche d’une paix universelle. Sur le chemin, les ravages de la guerre et de la vie soulèvent les faits. Les animaux prennent alors forme d’une révolution qu’ils mènent que la même longueur que les hommes, dans leur aveuglement et leur idée absolue. La vision noble du prince n’évoque que l’enjeu de toute vie. La princesse Mononoke, appelée San, correspond à l’intermédiaire entre les deux univers. Sa part d’humanité se lie à sa volonté d’Ashitaka. De plus, sa fidélité à la nature la rend protectrice et dépendante de la forêt, berceau des dieux.

Le second versant du film présente l’orgueil des humains, leur témérité et leur égoïsme. Même si la sagesse existe parmi eux, elle ne peut définir l’appréciation du groupe, trop craintif et n’évoluant pas dans l’amélioration.

Côté son, Joe Hisaishi fait du travail harmonique soigné et convaincant. Ses sons recèlent tant bien la poésie de l’histoire et que la peine de la nature. Les valeurs sont ainsi explicitement présentées.

Princesse Mononoke est le messager qui appelle à la paix dans la conscience entre deux mondes incompris et peu soucieux de l’avenir de la vie en générale.

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