Pour sa dernière mission d’Agent Temporel, ce voyageur dans le temps doit capturer le seul criminel qui lui a toujours échappé.

Pour sa dernière mission d’Agent Temporel, ce voyageur dans le temps doit capturer le seul criminel qui lui a toujours échappé.

Les voyages dans le temps impliquent des perturbations dans l’espace et l’histoire, cela n’est plus à démontrer dans ce domaine. Michael et Peter Spierig partent de ce principe leur permettant de construire une boucle, assez intelligente pour nous séduire.

Ethan Hawke nous plonge dans un amas d’univers paradoxaux qui semblent initialement induire une trame policière. Il s’avèrera par la suite qu’il ne s’agissait que d’une ellipse, un élément passager afin de résoudre le puzzle proposé. Bien que sa présence rafraichisse l’ambiance et qu’il n’ait rien perdu de son charisme, c’est certainement au personnage incarné par Sarah Snook que l’on s’attache le plus.

Elle traduit le remord du passé, comme chacun, hantée par ses erreurs ou ses mauvais souvenirs. Elle vient directement défier la notion du destin temporel. Mais selon la loi de Murphy (« Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner. »), la fatalité, bien que prévisible et machiavélique, arrivera à son terme. La douleur peut se ressentir sous forme de compassion, voire même d’incompréhension. Or, le scénario reste crédible aux faits.

Cela représente tout ce que l’on peut principalement reprocher au film. Ce manque d’ouverture d’esprit ne permet pas une entière satisfaction. L’idée est présente et peut en surprendre plus d’un, mais ne parviendra pas à atteindre un niveau de conscience élevée.

Si on accepte la parade de Prédestination, ce serait pour le charme de Sara Snook, mêlée entre profonds sentiments nostalgiques et complexité de son identité. Hawke tient le second rôle neutre, à la recherche de réparation, rien de surprenant.

Bien que le plan reste un classique du genre, le divertissement se suffit à lui-même.

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