Joy vient de se faire larguer. Jack vient de se faire virer. Ils ne se connaissent pas mais, après une nuit de folie à Las Vegas, la ville de tous les possibles... ils se réveillent... mariés. Ils sont d'accord pour se séparer à l'amiable... mais tout change quand Jack gagne 3 millions de dollars aux machines à sous avec une pièce prêtée par Joy. Pour garder le jackpot, chacun va alors tenter de se rendre insupportable pour dégouter l'autre et le pousser au divorce.

Joy vient de se faire larguer. Jack vient de se faire virer. Ils ne se connaissent pas mais, après une nuit de folie à Las Vegas, la ville de tous les possibles... ils se réveillent... mariés. Ils sont d'accord pour se séparer à l'amiable... mais tout change quand Jack gagne 3 millions de dollars aux machines à sous avec une pièce prêtée par Joy. Pour garder le jackpot, chacun va alors tenter de se rendre insupportable pour dégouter l'autre et le pousser au divorce.

Tom Vaughan, fan de croisement amoureux, tente ici de rétablir le classique des mœurs par un divertissement dont les acteurs en tête d’affiche connaissent le secret du charisme. Parti d’une banalité, Vaughan en tire une leçon morale, celle du bon choix. Il serait fort surprenant de redécouvrir les dérivées et dégâts d’une relation, au travers d’une négligence qui peut s’avérer chanceuse.

Cameron Diaz (Joy McNally) et Ashton Kutcher (Jack Fuller) s’illustrent parfaitement dans ce thème, où la folie et l’affection se mêlent. Un mélange singulier quant à la différence de qualité initiale de ces derniers. La belle ayant déjà fait ses preuves dans « The Holiday » ou « Charlie et ses drôles de dames », ne reste-t-il que la « bête » à redessiner ? Cela n’est pas nécessaire. Kutcher domine son personnage à double voile qui malgré une retenue inexpliquée, semble enfiler à merveille son déguisement.

L’évolution du bonheur enchaine les péripéties amoureuses, sous la force d’une contrainte comique, qui ne paraît pas plus anodin que le scénario de base. Or même si les étapes sont respectées, le l’illusion au bonheur, la marche s’accélère dans une linéarité sans surprise. La bienveillance est donc située entre la réalité et le rêve. Lorsque Las Vegas suscite l’engouement du jeu et de l’oubli, on n’en sort pas tous gagnant, sauf dans ce cas. Ce que l’on aura vite faite de convertir en un humour potache à l’Hollywoodienne, est cette procédure judiciaire faisant l’analogie avec notre réalité.

Au dépit d’une substitution d’un drame, « Jackpot » engage le respect de soi vers un destin, qui se veut malin et divertissant. Il aura su capter l’émotion nécessaire afin que l’on s’attache davantage aux personnages et leur relation forte que la trame de fond, qui se veut plus sèche à comprendre.

Retour à l'accueil