Sam Lowry, fonctionnaire modèle d'une mégapole étrange, à la fois d'hier, beaucoup d'aujourd'hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l'Etat, tout puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l'entraînent chaque nuit sur les ailes d'Icare, à la recherche d'une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu'il est sur le point de l'atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s'interrompt cruellement. Pourtant une nuit, la belle Jill Layton entre dans sa vie... Par le biais d'une erreur dans la machinerie fantastique qui préside à l'organisation de la vie quotidienne des citoyens de cette ville étrange, l'Ordinateur suprême a désigné le brave Buttle à la place de l'escroc Tuttle, activement recherché. Après le décès fâcheux du pauvre Buttle, Saw Lowry, jusque là employé rampant, est promu au Service des Recherches, très brigué... pour dédommager la veuve du défunt. La belle Jill habite au dessus de l'infortunée famille... En fait de recherches, Sam va passer son temps à retrouver la femme de ses rêves. Sa maman, elle, a des soucis beaucoup plus terre-à-terre. Elle surveille fébrilement les résultats des multiples interventions de chirurgie plastique réalisées par une sorte de Grand-Maître d'une secte étrange dans cet univers incroyable. Et son cher garçon suit attentivement les évolutions du visage et du corps de sa mère, ainsi que celles, nettement plus catastrophiques, de sa tante, soumise aux mêmes supplices vécus avec délice, comme une règle de vie impérative là-bas : rester jeune. Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d'où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix...

Sam Lowry, fonctionnaire modèle d'une mégapole étrange, à la fois d'hier, beaucoup d'aujourd'hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l'Etat, tout puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l'entraînent chaque nuit sur les ailes d'Icare, à la recherche d'une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu'il est sur le point de l'atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s'interrompt cruellement. Pourtant une nuit, la belle Jill Layton entre dans sa vie... Par le biais d'une erreur dans la machinerie fantastique qui préside à l'organisation de la vie quotidienne des citoyens de cette ville étrange, l'Ordinateur suprême a désigné le brave Buttle à la place de l'escroc Tuttle, activement recherché. Après le décès fâcheux du pauvre Buttle, Saw Lowry, jusque là employé rampant, est promu au Service des Recherches, très brigué... pour dédommager la veuve du défunt. La belle Jill habite au dessus de l'infortunée famille... En fait de recherches, Sam va passer son temps à retrouver la femme de ses rêves. Sa maman, elle, a des soucis beaucoup plus terre-à-terre. Elle surveille fébrilement les résultats des multiples interventions de chirurgie plastique réalisées par une sorte de Grand-Maître d'une secte étrange dans cet univers incroyable. Et son cher garçon suit attentivement les évolutions du visage et du corps de sa mère, ainsi que celles, nettement plus catastrophiques, de sa tante, soumise aux mêmes supplices vécus avec délice, comme une règle de vie impérative là-bas : rester jeune. Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d'où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix...

Terry Gilliam nous sert un cocktail particulier, touchant toutes les générations, mais qui cependant n’affecte pas tous les cœurs. En effet, cette distinction est essentiellement due à la manière dont le film a été tourné. Il serait fort judicieux d’éclaircir la zone d’ombre entourant le déluge de ce dernier.

On constate une présentation originale d’une ville bureaucratique par la législation et l’autorité d’un Big Brother tout à fait malveillant. S’instaure alors un système sauvagement maîtrisé, au gré d’une population se vidant de sa liberté et de ses espoirs. Ajoutons également les inégalités de classe sociale, il s’agit d’un renversement exemplaire.

Gilliam a choisi de construire une vie significative, celle du héros, afin de percer un sens moral suivant ses choix. Il s’avère que ce que l’on attendrait ne nous parvienne pas de la manière dont on le souhaiterait… D’où l’échange et le mélange parfumés de genres et d’émotions parfaitement assaisonnés. On ne laisse que le poids au spectateur, celui du jugement. Un fardeau déconcertant qui reste malgré tout nécessaire à l’objectif de l’œuvre. Il suffira de lui ôter toute liberté, à l’exception du rêve. La plus grande toute, à la fois effroyable et sympathique.

Tout cela pour remettre en question la place de la machine, ainsi que notre humanité dans un avenir « proche ». Bien que ce ne soit qu’approximatif, le fait de se projeter dans un temps antérieur ou à venir, permettra alors de discuter la volonté humaine face à ses bêtises historiques.

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