Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

Fini les jeux de Hunger Games, c’est le rang supérieur qui est réclamé dans cette première partie du grand final de la saga. On atteint un cap de fragilité où il est difficile de gérer un ensemble aussi ambitieux. Francis Lawrence semble connaître le sujet, mais passe au travers de l’essentiel, et la clé du succès, l’indépendance d’un style Hollywoodien…

Étonnant de voir initier le film avec autant de froid et de tension. On se détache très vite des jeux, qui n’ont été là que pour forger une personnalité souhaitée des personnages. Un fond très travaillé, malgré le manque de percussion de temps à autre.

Jennifer Lawrence endosse une jeune fille qui transite avec l’âge adulte. Elle gère plus ou moins bien son rôle afin de promouvoir les émotions tellement attendues auparavant. Katniss Everdeen représente un symbole de liberté et de résistance à l’oppression politique du Capitole. Or, on ne peut affirmer qu’elle soit libérer de l’emprise de toute forme de manipulation. Sa présence entraine des conflits moraux, en utilisant des images choquantes et convaincantes au nom de la propagande. Il s’agit d’un jeu que les présidents Snow (Donald Sutherland) et Alma Coin (Julianne Moore), respectivement du Capitole et du District 13, contrôlent finement.

Même si Plutarch (Philip Seymour Hoffman) imagine une vision d’unification, elle ne reste pas moins radicale. Ce sont tous ces paradoxes et métaphores de la justice qui ont pour but de nous atteindre. Francis Lawrence nous pousse à la réflexion, ne laissant que des fragments d’action.

Cette première partie du dénouement soulève énormément de question, et remet en cause beaucoup de décision sur les actes passés des héros. Katniss en fait les frais et illustre le messager d’un affrontement sans précédent.

Elle apprend rapidement à gagner de la maturité, laissant pour un moment ses émotions de côté. Sa vulnérabilité est pourtant évidente et l’on peut se tortiller sur la mise en scène qu’elle induit. On développe davantage ses relations, pour commencer avec sa mère et surtout sa sœur. Ce fut, certes court mais efficace. Pour ce qui est de Gale (Liam Hemsworth), on repart enfin sur des bases intéressant, mettant en avant un triangle amoureux. Ce qui déroule obligatoirement sur une impasse trop prévisible, compte tenu de la mise en scène pompeuse en dialogues paraphrasés…

Peeta (Josh Hutcherson) demeure transparent, bien que ses interventions s’avèrent réussites. C’est un choix tout à fait normal et maîtrisé. On ne l’éclipse pas totalement, mais la rage qu’il renferme peut changer la donne selon sa prochaine forme d’exploitation.

On peut enfin compter sur Haymitch Abernathy (Woody Harrelson) pour détendre l’atmosphère. Ce rôle doit être le plus futile de tous, mais un manque de développement ne lui donne pas tous les avantages. Après tout, le modèle d’écriture de Suzanne Collins est bien restitué, penser à travers Katniss est l’objectif primaire.

Côté bande-son, Lorde prête merveilleusement sa voix. Elle résume toutes les émotions et les tensions qui pèsent sur ce scénario. James Newton Howard n’est également pas à négliger, autrement le rythme se perdrait trop aisément. Quand bien même la clôture fut abrégée, on peut se sentir déçu de ne pas nous avoir laissé plus d’hypothèses qui suggéreraient une évolution en faveur d’un camp donné…

Pour conclure, Hunger Games : la Révolte – Partie 1 recense tout le prélude d’une guerre qui arrive à terme dans l’ultime opus… à venir le 18 novembre 2015.

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