American Nightmare

Publié le par Jeremy Chommanivong

Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.

Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.

Il suffira de réfléchir au thriller développé afin de constater une intelligence moins évidente à percer ! American Nightmare (The Purge) traduit un acte de libération de la société américaine.

Douze heures pour évacuer la haine du pays et la restituer entre ses habitants. L'image de ce dernier soulève énormément de questions et de raisonnements sans fondement. Cela dit, le concept plaît, et pourquoi ? James DeMonaco semble avoir un avis à discuter avec un public visé, très ouvert et très insouciant du but réel de ce divertissement.

Assurant la moyenne des tournages à huit-clos, il refait surface accompagné d'Ethan Hawke. Un duo peu aperçu auparavant (Assaut sur le Central 13, Little New York). Il émet l'évidence d'un faible budget qui se force à lire un scénario fermé. Ne puisant pas dans le casting, l'univers est d'une curiosité funèbre, dont seul DeMonaco détient les rennes. Le fait d'avoir exploité une autre face de la folie gouvernementale rend la situation plus crédible aux yeux de tous. Mais on néglige alors la fiabilité, la confirmation de cette nouvelle loi.

Le scénariste se veut trop linéaire, il se perd sur des banalités négligeables, voire sans intérêt. Regroupé tous les soucis d'une soirée n'est pas chose aisé, mais l'ambition ne se superpose pas à la qualité d'un concept hautement surprenant. On se serait alors rabattu sur le contenu de cette purge, et là encore l'horreur attendu n'est pas satisfait. Le chaos déserte les scènes et le jeu d'acteur ne convainc pas assez...

Ce film a du potentiel, mais l'atmosphère ne dégage pas plus de douleur que de frayeur. Une seconde boucle manque afin d'y débloquer à la fois la teneur et le suspense.

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