Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

I, Frankenstein

Agréable surprise de retrouver sur les écrans un personnage culte des mythes modernes qu’est la créature de Frankenstein. Mais la surprise ne s’envole pas plus loin que l’affiche, voire le scénario proposé…

Inspiration de rime malheureusement pas avec adaptation, ce qui fut la première erreur et non pas la dernière faiblesse de ce nouveau récit. Il est tout de même notable de prendre en considération l’innovation offert à travers l’œuvre de Mary Shelley (Frankenstein ou le Prométhée moderne), mais également par l’adaptation de James Whale qui a réussi à renvoyer l’âme et la trame intact.

Moins fantastique sur la forme, ce film se veut plus thriller. Il établit un conflit entre deux créatures qui s’ouvre à l’univers contemporain, et cette prolongation ne s’appuie pas du tout sur ce paradoxe qui méritait une meilleure exploitation. Stuart Beattie ne s’est pas assez axé sur les détails de son univers, mais il a préféré le « sujet » qui le paressait plus important.

Le personnage d’Adam (Aaron Eckhart), illustre l’émergence frénétique d’un bienfaiteur. Il s’identifie non pas comme espoir, mais plutôt comme désespoir où sa présence est remise en question. Son jeu comme tant d’autres ne s’évade pas, mais reste sceller dans leur corps et leur regard.

Ce qui est encore plus regrettable, est de ne pas avoir insisté davantage sur le croisement entre la science et la divinité, qui s’avèrent être tout deux limitées. En effet, le mythe de la création de toute forme de vie fut et reste un tabou dans le sens où l’on crée la vie à partir du vide. Est-ce donc possible ? Toute la problématique est bien présentée, laissant l’attention aux spectateurs de cogiter quelques instants. Hélas, l’effort n’a pas suffi quant aux références choisies.

Les effets spéciaux dominent chaque scène sans pouvoir en tirer bon bénéfice. La variété ne compense pas les diverses répétitions, que ce soit dans l’évolution des personnages (trop stéréotypés), ou bien dans les scènes d’action. Le bluff est alors inexistant…

La conclusion est que cette tentative ne s’avère pas aussi vaine qu’on le prétend au premier abord. Le sentiment de divertissement  On l’a bien vu par le passé, qu’un nouveau mouvement, remaniant l’abstrait et le fantastique apparaît peu à peu. Ce sera au réalisateur le plus ingénieux et le plus sage que reviendra le droit de siéger cette nouvelle ère mythique.

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